EN BREF – Le projet d’extension de la zone d’activité économique du parc des Fontaines à Bernin fait l’objet d’une concertation préalable jusqu’au 11 novembre 2024. Chaque citoyen intéressé est invité à consulter le dossier et à apporter sa contribution concernant le projet porté par le Grésivaudan et Isère Aménagement demandant un investissement de 8 à 10 millions d’euros. L’occasion pour le collectif StopMicro d’exprimer, une fois encore, son opposition au projet d’extension.
Publique et ouverte à chaque citoyen, la concertation préalable au projet d’extension de la zone d’activité économique du parc des Fontaines à Bernin, en cours depuis le 30 septembre, s’achèvera le 11 novembre 2024. La Communauté de communes du Grésivaudan permet d’accéder sur son site Internet aux éléments en lien avec le projet, assortis d’une possibilité de déposer sa participation en ligne.

La concertation d’extension de la zone d’activité économique du parc des Fontaines de Bernin dure jusqu’au 11 novembre 2024. © Le Grésivaudan
Le projet d’extension de la ZAE du parc des Fontaines « est destiné à l’accueil et/ou au développement d’activités liées au secteur des nanotechnologies et de l’industrie des semi-conducteurs », décrit le Grésivaudan. Porté par l’intercommunalité et Isère Aménagement, en tant que maître d’ouvrage, il doit bénéficier d’un investissement « compris entre 8 et 10 millions d’euros », contre la promesse de 900 emplois directs et de 2 250 emplois indirects.
Une extension qui suscite l’hostilité
Dans un contexte marqué par une pénurie des semi-conducteurs depuis 2020 et alors que la demande de puces électroniques pourrait doubler d’ici 2030, le Grésivaudan se considère « le mieux adapté pour répondre aux objectifs stratégiques européens et nationaux en matière d’investissement, de réindustrialisation et d’innovation ». Ceci en raison de la présence sur son territoire de deux industriels d’importance: Soitec (sur la commune de Bernin) et STMicroelectronics (sur la commune de Crolles).
Une vision qui n’est pas nécessairement partagée, notamment par les collectifs ou associations de défense de l’environnement, qui reprochent notamment aux deux sites leur importante consommation en eau. Soitec, et plus encore STMicroelectronics, sont ainsi régulièrement la cible de manifestations à l’initiative du collectif StopMicro. Le mot d’ordre? « De l’eau, pas des puces ».

Le collectif StopMicro exprime fréquemment son hostilité envers des industriels comme Soitec ou STMicroelectronics, notamment en raison de la consommation en eau que représentent leurs activités. © Martin de Kerimel – Place Gre’net
StopMicro donne par ailleurs rendez-vous le dimanche 10 novembre à 14 heures, à Bernin, devant le Cube (170 Le Clôt) pour une journée d’information sur le projet d’extension, avec « une visite guidée de la zone impactée ». L’occasion de répondre à un certain nombre de questions : « Que fabrique l’entreprise Soitec ? Que sait-on de ses projets d’agrandissement ? Comment s’opposer à la bétonnisation du Grésivaudan et à l’accaparement des ressources par les industriels de l’électronique ? »
Certains avis d’ores et déjà publiés dans le cadre de la concertation préalable reflètent cette hostilité. « Vouloir encore artificialiser 11 hectares supplémentaires est un gâchis et un non-sens voire une atteinte à la sureté future des populations », dénonce un internaute. « Ce projet, tel qu’il est présenté, ne prend pas suffisamment en compte les préoccupations des riverains et les enjeux environnementaux », ajoute un autre. Mais d’autres voix plus favorables s’expriment également, en mettant en avant l’intérêt du projet en matière de souveraineté industrielle ou de développement économique.
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