EVENEMENT – La douzième édition du Mois de la photo se déroulera à Grenoble du 9 novembre au 1er décembre 2024. Le thème retenu par la Maison de l’image qui organise l’événement ? « Transitions ». L’artiste Etienne Maury, du collectif Item, invité du festival avec cinq lauréats issus d’un appel à projet datant de mai 2024, exposeront à l’Ancien musée de peinture, place de Verdun. S’y ajouteront vingt expositions et de nombreux événements, programmés dans six communes de la métropole.
« Les transitions ». Tel est le thème de la douzième édition du Mois de la photo, organisé par la Maison de l’image du 9 novembre au 1er décembre 2024 dans la grande région grenobloise. Cette année, le festival propose vingt expositions ainsi que plusieurs événements dans six communes de Grenoble Alpes Métropole (Echirolles, Fontaine, Grenoble, Saint-Egrève, Saint-Martin‑d’Hères, Seyssins) ainsi qu’à Crolles.

Paysage du loup © Etienne Maury, Item
L’invité de l’édition ? L’artiste Etienne Maury, du collectif Item. Son exposition, « Dans l’interstice des clôtures », est tournée vers l’évolution climatique. Il explique travailler sur le long terme et questionner « l’intégration des sociétés humaines à leur milieu de vie ». Il s’est notamment intéressé aux modèles de développement émergeant des parcs nationaux français et des Alpes.
À l’issue d’un appel à projet lancé au mois de mai 2024 sur les transitions, les organisateurs du festival ont choisi cinq lauréats : Emmanuelle Blanc, Francesco Canova, Patrick Cockpit, Angélin Girard et le duo formé par Alexandra Serrano et Simon Pochet.

Forêt métropolitaine © Alexandra Serrano et Simon Pochet
Ensemble, ils ont composé une grande exposition collective « qui explore la métamorphose permanente du monde dans différentes dimensions ». Les visiteurs pourront l’admirer à l’Ancien musée de peinture de Grenoble.
Une programmation d’artistes visuels
Le Mois de la photo explore ainsi « différents registres de la création photographique et des arts visuels multidisciplinaires », explique la Maison de l’image. En effet, à travers toutes les photos exposées, les visiteurs pourront s’approprier les diverses conceptions de la notion de transition. Rencontres, discussions, ateliers… Le bassin grenoblois deviendra pour l’occasion un lieu questionnant « notre relation à l’image ». Le festival compte aussi créer un dialogue avec des pratiques contemporaines.
Les œuvres exposées feront chacune voyager les visiteurs à leur façon. De Clémence Elman avec « If I can make it here, I can make it anywhere, that’s what they say » (Château Borel, Saint-Egrève) à Nadine Barbançon avec Le Miroir recollé (Espace Paul Jargot, Crolles), les techniques utilisées sont toutes différentes et très variées.

Pasaron, une dystopie franquiste © Patrick Cockpit
Cette édition s’inscrit dans tous les cas dans un « impératif de sobriété ». Les scénographies ont été réalisées à l’Ancien musée de peinture à partir de matériaux récupérés. Les organisateurs ont, eux, veillé à réduire les impressions papier au maximum. Et, bien sûr, le festival a mutualisé les déplacements des artistes et des œuvres. Ces dernières sont en outre visibles dans un parcours proche des lignes de transports en commun.
L’exposition « Transitions » à la Clik Gallery, à Grenoble, en parallèle du Mois de la photographie
En plus du Mois de la photographie, une exposition prendra place à la Clik Gallery, à Grneoble. Intitulée « Transitions », elle se déroulera du 5 au 30 novembre 2024.
Quatre photographes y exploreront le thème de la transition à travers des perspectives variées, mais aussi personnelles. Suzanne Porter emmènera le visiteur dans le sud de l’Ethiopie durant la cérémonie du saut de taureau. Caroline Lebrun, avec sa série d’autoportraits introspectifs abordera l’emprise ou encore les traumatismes. Fabrizio Viglione s’intéresse à la transformation d’un même paysage pendant six ans. Et Jean-Baptiste Bornier documente les changements vécus par les agriculteurs français.


