FOCUS – Alors que les personnels du Collège olympique de Grenoble ont mis fin à leur droit de retrait et s’apprêtent à rencontrer le directeur académique, le rectorat assure être dans le « dialogue » vis-à-vis des équipes éducatives. Mais c’est désormais au tour du personnel de la vie scolaire, des enseignants et de l’administration du lycée Roger-Deschaux de Sassenage de faire valoir leur droit de retrait, une fois encore pour dénoncer des conditions d’insécurité grandissantes.
Le personnel de la vie scolaire ainsi qu’une partie des enseignants du Collège olympique de Grenoble avaient annoncé faire valoir leur droit de retrait le lundi 7 octobre 2024. En cause ? Des conditions de travail et de sécurité jugées dégradées, avec des menaces contre des professeurs, parfois très violentes et émanant de très jeunes élèves. Et même deux incidents ayant occasionné des blessures parmi l’équipe éducative, qui en appelait dès lors au rectorat de Grenoble pour apporter des solutions à cette situation.

Le Dasen de l’académie de Grenoble Patrice Gros doit rencontrer les personnels du Collège olympique vendredi 11 octobre au soir. DR
Les personnels ont finalement repris le travail dans la semaine, indique à Place Gre’net la conseillère principale d’éducation du collège Lucille Djouder. Un rendez-vous avec le
directeur académique des services de l’Éducation nationale, Patrice Gros, a en effet été programmé pour le vendredi 11 octobre au soir.
« Nous espérons des réponses à cette occasion », fait savoir la CPE. Les personnels réclament notamment deux postes d’assistants d’éducation supplémentaires, plus la création d’un poste d’assistant de prévention de sécurité.
Le rectorat prône le « dialogue » avec les personnels du collège Olympique
Le rectorat de Grenoble a également répondu aux sollicitations de Place Gre’net concernant l’exercice de ce droit de retrait. « Il est important de préciser qu’aucune alerte n’a été signalée aux services académiques par le collège depuis la rentrée », font savoir les services de l’académie. Avant d’assurer que, « dès qu’un fait est signalé, un dialogue s’instaure immédiatement, et une mobilisation de plusieurs acteurs est mise en place pour analyser la situation et accompagner les équipes ».
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