EN BREF – Le film Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, de Michel Fressler, sortira en salle le 16 octobre 2024. L’association Projet animaux zoopolis (Paz) dénonce le recours du réalisateur à des animaux captifs pour raconter la vie d’animaux sauvages.
« Quant à moi, je n’ai même pas osé dire qu’il n’y aura pas de véritable culture tant que les gens ne trouveront plus de joie dans les animaux en cage (…). » Ces quelques lignes, écrites par l’Autrichien Felix Salten dans Bêtes captives, donnent une image négative de la captivité. Une citation que l’association Projet animaux zoopolis (Paz) met justement en exergue lors de ses mobilisations contre le dernier film de Michel Fessler, Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, qui doit sortir en salle le 16 octobre 2024.
Un tournage en décalage avec les valeurs du livre selon Paz
Le film de Michel Fessler s’inspire en effet de Bêtes captives. Dans cet ouvrage, l’écrivain fait s’exprimer les animaux d’un zoo. Ils éprouvent « une tristesse profonde », selon Paz, à l’idée d’être enfermés. Et même de la colère vis-à-vis des hommes qui les emprisonnent. L’auteur fait également parler des êtres humains qui tiendraient des propos virulents contre les zoos. Pour Paz, il ne fait donc « aucun doute que Felix Salten était contre le fait d’emprisonner des animaux pour du divertissement ».
L’association dénonce ainsi « un film qui trompe le public à plusieurs titres ». Selon elle, le sujet appelle à l’empathie des spectateurs, alors qu’ « emprisonner des animaux pour du divertissement » va à l’encontre de ce sentiment.
Des animaux vivant dans un parc de 24 hectares
La production explique, quant à elle, dans un communiqué de presse avoir travaillé avec Animal contact, société créée et gérée par Muriel Bec. Près de 300 animaux vivent dans son parc de 24 hectares, situé dans le Loiret. L’équipe animalière qui les entoure explique les avoir entraînés à « répéter l’action du film bien avant les prises de vue et sur le lieu même de la séquence ». Puis les avoir récompensés avec friandises et caresses. Ce qui, selon la production, a permis aux animaux d’offrir « une belle générosité naturelle ».

L’une des scènes tirées du film Bambi, une histoire de vie dans les bois. ©Gebeka Films
La Ligue de protection des oiseaux (LPO) soutient d’ailleurs ce film. Elle reconnaît Animal contact comme étant un « spécialiste internationalement reconnu dans l’organisation de tournages avec des animaux ». Et affirme aussi que ce long-métrage est un « précieux outil de sensibilisation pour inciter les plus jeunes à mieux connaître et protéger la nature ».
Malgré ces explications, le Paz prévoit de distribuer des tracts lors d’avant-premières. Ce sera notamment le cas à Saint-Egrève à La Vence Scène, le 13 octobre à 15 h 30.











2 réflexions sur « Bambi, film sur la vie sauvage… avec des animaux captifs : une tromperie selon l’association Paz »
L’extrémisme de PAZ, fondé sur le dogme et la recherche butée de pureté idéologique, est à l’opposé de la radicalité de la LPO, fondée sur la cohérence et l’exercice rigoureux de la prise en compte de la complexité du réel. Ce film est magnifique et le fait que la LPO le soutienne est une excellente chose. Le livre dont il s’inspire dénonce, à la foi les ogres qui jouissent quand ils tuent des animaux et les ogres qui s’extasient dans le projet d’extermination antisémite. C’est un chef d’œuvre qui démontre avec brio le fait que la réification des êtres et la valorisation des violences sont les outils du Néant, que leurs victimes appartiennent à l’espèce Homo sapiens ou pas. https://fr.timesofisrael.com/une-nouvelle-traduction-replace-bambi-dans-le-contexte-de-lantisemitisme-autrichien/
Encore une pitoyable campagne de dénigrement de la part de pseudo amis des animaux.
Nul doute que les professionnels de ces élevages s’entourent de toutes les précautions indispensables au bien être de leurs pensionnaires.
Quant à la non compréhension des militants de PAZ, ils doivent avoir eu une enfance bien traumatisante pour avoir tant de rancoeur à l’endroit des cinéastes qui n’ont pour seul but de nous faire rêver.
Seulement, pour rêver, il faut avoir de l’imagination et du.. coeur.