FLASH INFO – Le Département de l’Isère a signé une convention avec le Musée du quai Branly – Jacques Chirac pour le prêt de 68 œuvres destinées à être exposées au Musée dauphinois, à Grenoble, dans le cadre de l’exposition temporaire Pays Bassari, prévue en décembre 2024. La signature s’est déroulée jeudi 4 juillet, en présence du président du Musée du quai Branly Emmanuel Kasarhérou et du président du Département Jean-Pierre Barbier.
Durant neuf mois, le Musée dauphinois permettra à ses visiteurs de découvrir les œuvres prêtées par le Musée du quai Branly, dans le cadre d’une exposition qui « bénéficie également du conseil scientifique des équipes du musée national« , souligne le Département. Le commissariat scientifique de Pays Bassari a, pour sa part, été confié aux conservateurs du Musée de l’Ifan (Institut fondamental d’Afrique noire) et du Musée des civilisations noires, deux établissements situés à Dakar, au Sénégal.
L’exposition a, en effet, « germé en 2020 de la coopération internationale entre le Département de l’Isère et le Département de Kédougou, situé au sud-est du Sénégal et au nord-ouest de la Guinée« , indique le Conseil départemental. Soit là où se situe le Pays Bassari, porteur d’une « biodiversité exceptionnelle et d’une richesse culturelle » qui lui valent d’être classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’exposition s’est bâtie en collaboration étroite avec le Sénégal, l’Ifan ayant lui-même prêté un grand nombre d’œuvres pour sa conception.

Des danseurs Bassaris. La prochaine exposition temporaire du Musée dauphinois, qui bénéficiera de prêts du Musée du quai Branly comme de l’Ifan, sera dédiée au Pays Bassari mais aussi à d’autres minorités du Sénégal. DR
« Attaché à faciliter les rencontres entre les cultures du monde, le Musée dauphinois se tourne vers ce territoire de l’Afrique de l’Ouest où les Bassari cohabitent avec d’autres minorités dont l’exposition entend également faire le récit, à savoir les Bedik, les Coniagui, les Malinké et les Djallonké« , précise la collectivité. Des minorités dont les populations varient, les Malinké se comptant par centaines de milliers au Sénégal, quand les Djallonké, les Bedik ou les Coniagui ne sont “que” quelques milliers. Les Bassari seraient quant à eux moins de 20 000.
Pour le président du Musée du quai Branly, le prêt des 68 œuvres était une évidence. « C’est là précisément le sens de notre action muséale: partager les collections et donner à tous la possibilité d’entendre, et surtout de comprendre, les histoires que nous racontent les objets« , a déclaré Emmanuel Kasarhérou. Jean-Pierre Barbier, pour sa part, a rappelé le succès du Musée dauphinois, qui a accueilli entre 60 000 et 70 000 visiteurs ces dernières années. Il ne doute pas que l’exposition temporaire Pays Bassari rencontrera le même engouement.









