FOCUS – L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise et l’Atelier des futurs ont présenté le Rarre. Autrement dit, le Rapport annuel sur les risques et la résilience. Un document qui établit six grandes familles de risques présents et à venir à l’échelle locale, en les mettant notamment en relation avec la perception que s’en font les habitants. S’il en ressort une situation tendue et une population inquiète, le rapport se défend de tout pessimisme et revendique une démarche prospective « réaliste et objective ».
« Tout ce qui est Rarre nous est cher. » C’est sous le signe de cette maxime que l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise (AURG) a présenté le premier Rapport annuel sur les risques et la résilience (Rarre) dans la région grenobloise, lors d’une réunion publique à la Plateforme de Grenoble mercredi 10 avril. Un document téléchargeable en ligne, issu de l’Atelier des futurs, « plateforme des prospectives et des stratégies » initiée par l’AURG et soutenue par des acteurs politiques et institutionnels.

Frédéric Pontoire, directeur de l’AURG, introduisant la présentation du Rapport annuel sur les risques et la résilience dans l’aire grenobloise. © Florent Mathieu – Place Gre’net
La méthode ? « On s’affranchit des canons de la prospective des années 60″, explique Frédéric Pontoire, directeur de l’Agence d’urbanisme, pour qui la prospective se heurte aujourd’hui aux réalités de demain. « On parlait du “champ des possibles” mais on est beaucoup plus dans un univers des contraintes. L’idée n’est pas d’être pessimistes mais beaucoup plus réalistes et objectifs sur l’ensemble des choses qui s’imposent à nous », résume-t-il.
De l’environnement à la cohésion sociale : six grandes familles de risques
Pour concevoir cette première édition du Rarre, une équipe d’une dizaine de personnes membres de l’Atelier des futurs s’est constituée et s’est inspirée du Global Risk Report, document produit chaque année par le Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Forum de Davos.
« On s’est dit que ce serait intéressant d’en faire une déclinaison locale, pour identifier les risques systémiques qui peuvent impacter l’aire grenobloise », décrit Gabriel Jourdan, chargé d’études à l’AURG.
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Une réflexion sur « Risques environnementaux, économiques ou sociaux : les habitants de la région grenobloise majoritairement inquiets »
MDR… ET patate… et patate…