FLASH INFO – L’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) a annoncé, mardi 30 janvier 2024, le démantèlement d’un vaste réseau de fabrication de faux documents d’identité, qui opérait dans vingt départements. Trois faussaires interpellés – dont un à Grenoble – une semaine auparavant ont été mis en examen et écroués, lundi 29 janvier.
Les trois faussaires présumés, interpellés il y a une semaine à Grenoble, Marseille et Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), sont désormais sous les verrous. Le résultat d’un joli coup de filet réalisé par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), qui a annoncé, mardi 30 janvier 2024, le démantèlement d’un vaste réseau de fabrication de faux documents d’identité.

L’Oltim a démantelé un vaste réseau spécialisé dans le trafic de faux documents d’identité et opérant dans quelque vingt départements. © Ministère de l’Intérieur, Public domain, via Wikimedia Commons
L’enquête avait démarré il y a neuf mois à la suite d’un signalement effectué dans les Pyrénées-Atlantiques, qui avait débouché sur l’ouverture d’une information judiciaire à Bayonne. Les investigations avaient mis à jour un trafic opéré dans vingt départements français.
Plus de 75 cas de fraude détectés dans toute la France
La combine ? Le réseau fournissait à ses clients de vrais papiers d’identité français, élaborés à partir de faux actes de naissance. Parmi ces derniers, certains avaient fait jusqu’à huit demandes d’identités différentes. Selon les informations de l’AFP, citant une source policière, d’autres clients – souvent des Algériens – pouvaient obtenir « une carte d’identité française authentique, sous une identité fictive« .

Le réseau permettait l’obtention de vrais documents français, grâce à l’élaboration de faux actes de naissance. © Chloé Ponset – Place Gre’net
Au total, plus de 75 cas de fraude ont été détectés par les enquêteurs de l’Oltim, qui ont remonté la piste de trois suspects : un Français et deux Algériens possédant plusieurs identités françaises. Au terme de leur garde à vue, les trois hommes ont été mis en examen, lundi 29 janvier, pour « aide au séjour en bande organisée« , « fourniture et obtention indue de faux documents », avant d’être placés en détention provisoire.
Les gains des faussaires compris entre 200 000 et 480 000 euros
D’après les estimations de l’Oltim, relayées par l’AFP, leurs gains étaient compris entre 200 000 et 480 000 euros. Moyennant 1 700 à 1 800 euros par personne, chaque candidat avait droit à un « service » complet, les trois faussaires lui livrant les faux papiers ainsi que tout conseil utile, et prenant eux-mêmes rendez-vous dans les états-civils de petites communes.
Sur son compte X (ex-Twitter), la police nationale a précisé avoir déjà saisi « 5 200 euros et des kits de faux documents« . L’enquête n’est cependant pas encore terminée. D’autres investigations sont ainsi toujours en cours sur des comptes en crypto-monnaie détenus par les organisateurs du trafic à l’étranger, a expliqué l’Oltim.








