FOCUS – Le Comité international olympique (CIO) a décidé, mercredi 29 novembre 2023, de ne retenir que la candidature des Alpes françaises pour le « dialogue ciblé », en vue de l’organisation des JO d’hiver 2030. Depuis cette annonce, plusieurs élus, comme le président du Département Jean-Pierre Barbier ou l’opposant grenoblois Alain Carignon, militent pour la participation aux Jeux de Grenoble et de l’Isère, pourtant absentes de la carte des sites. Une démarche qui suscite cependant de nombreuses réticences.
L’annonce a surpris même les plus fervents partisans de la candidature des Alpes françaises aux JO d’hiver 2030. La commission exécutive du CIO a en effet décidé, mercredi 29 novembre 2023, d’entrer en « dialogue ciblé » uniquement avec les représentants du dossier tricolore, écartant de facto la Suède et la Suisse. Si le nom de l’hôte n’est pas encore officiel, la France est désormais seule en lice, avant la validation finale, attendue en juillet 2024. Avec ou sans l’Isère ?

L’Isère n’est pas présente sur la carte des sites présentée au CIO par les promoteurs de la candidature française. © CNOSF / KMSP
À ce stade, aucune épreuve n’est pourtant prévue dans le département, absent de la carte des sites dévoilée le 7 novembre par les Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, au siège du CNOSF. Ni Grenoble ni les stations iséroises des Deux Alpes ou de l’Alpe d’Huez ne figurent dans les quatre pôles géographiques retenus pour accueillir les différentes disciplines (Savoie, Haute-Savoie, Briançonnais et Nice Côte d’Azur).
« Nous avons les moyens, nous avons les montagnes, nous avons les infrastructures. Ajoutons à cela la volonté politique« , lance Jean-Pierre Barbier.
Mais pour Jean-Pierre Barbier, rien n’est perdu et « l’Isère a encore ses chances« . Dans un communiqué diffusé jeudi 30 novembre, le président du Département appelle ainsi « tous les acteurs locaux à se mobiliser pour permettre aux jeunes Isérois de revivre la magie des Jeux olympiques de 1968« .

Le président du Département Jean-Pierre Barbier estime que l’Isère a encore ses chances pour accueillir des épreuves des JO d’hiver 2030. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Jean-Pierre Barbier détaille ces atouts isérois. « La “capitale des Alpes”, Grenoble, est ville olympique depuis 1968, et elle compte sur des infrastructures majeures : la patinoire métropolitaine Polesud fait partie des plus grandes de France, accueillant des compétitions officielles internationales« , souligne-t-il. Et d’ajouter : « Nos stations ont l’habitude d’accueillir avec succès des compétitions internationales. »

Jean-Pierre Barbier évoque les infrastructures majeures dont dispose l’Isère, comme la patinoire Polesud de Grenoble. © Brûleurs de Loups
« Nous avons les moyens, nous avons les montagnes, nous avons les infrastructures. Ajoutons à cela la volonté politique« , lance le président du Département, qui appelle donc les conseillers régionaux, maires et acteurs locaux « à s’engager et, pour certains, à dépasser leurs postures idéologiques« .
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2 réflexions sur « JO d’hiver 2030 : des élus plaident pour intégrer Grenoble et l’Isère à la candidature française, adoubée par le CIO »
Non merci,
Laissons les autres se précipiter sur ce projet dont plus personne ne veut à par la France, montrons leur que nos élus voient plus loin que les petites ambitions des bétonneurs locaux et des élus qui veulent faire parler d’eux
Je ne pense pas que l Isère et même la région doit se positionner sur ces JO 2030. Je pense comme la plupart des citoyens que l argent public ne doit pas être dilapider pour financer ce genre de manifestations qui reste un loisir et une vitrine de la région Rhône-Alpes il y a aujourd’hui tellement de projets à réaliser afin d améliorer notre quotidien que nous devons réfléchir sur nos dépenses publiques