REPORTAGE VIDÉO – [Mis à jour le 22/10] Le tribunal administratif de Grenoble a finalement autorisé la tenue de la manifestation de soutien au peuple palestinien prévue samedi 21 octobre 2023 à 14 h 30, à Grenoble, initialement interdite par la préfecture de l’Isère. Le préfet invoquait des raisons de sécurité, dans un « contexte international particulièrement sensible ». Une douzaine d’organisations se sont ainsi rassemblées rue Félix-Poulat pour demander l’arrêt de l’offensive militaire israélienne visant la bande de Gaza.
Interdit par la préfecture de l’Isère, le rassemblement « Halte au massacre à Gaza« , organisé par l’Association France-Palestine Solidarité et le Comité Isérois pour la Palestine prévu samedi 21 octobre, a finalement été autorisé par le tribunal administratif de Grenoble. Les associations organisatrices avaient en effet déposé un « référé-liberté » après la précédente interdiction. Malgré une présence policière importante, environ 400 personnes ont pu se rassembler dans le calme rue Félix-Poulat, en soutien au peuple palestinien. [Article initialement publié le 20 octobre mis à jour le dimanche 22 octobre 2023]
Une nouvelle fois, la préfecture de l’Isère avait interdit, ce vendredi 20 octobre 2023, la manifestation de soutien au peuple palestinien prévue à Grenoble, samedi 21 octobre. Une douzaine d’associations, syndicats, partis de gauche et d’extrême gauche appelaient à se réunir rue Félix-Poulat, à partir de 14 h 30, sous le mot d’ordre « Halte au massacre à Gaza« .

Les organisateurs appelaient à manifester pour réclamer l’arrêt du siège et des bombardements israéliens visant la population de Gaza (photo d’archives). © Joel Kermabon – Place Gre’net
« Nous exigeons l’arrêt immédiat des opérations militaires contre la bande de Gaza. L’offensive menée par l’État d’Israël contre la population de la bande de Gaza, ses habitations, ses infrastructures est d’une violence sans précédent« , expliquaient les organisations signataires de l’appel.
Celles-ci « condamnent les crimes de guerre commis par des commandos du Hamas contre des civils israéliens« . Des actes que « rien ne peut justifier« . Cependant, « ces crimes ne peuvent en aucun cas justifier qu’Israël commette d’autres crimes de guerre avec l’aval de ses alliés« , soulignent-elles, demandant également « la levée immédiate du siège inhumain imposé à la population de Gaza« .
« Recrudescence des actes de malveillance et des alertes à la bombe »
Mais pour la préfecture, « cet appel à manifester qui pourrait rassembler plusieurs centaines de personnes, [intervenait] dans un contexte international particulièrement sensible lié au conflit israélo- palestinien, et dans une période de vigilance accrue liée au risque d’attentat sur le territoire français« .

La préfecture dit craindre des troubles en raison du contexte international particulièrement sensible. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Dans un communiqué diffusé vendredi 20 octobre, les services préfectoraux évoquaient aussi « la recrudescence des actes de malveillance et des alertes à la bombe, parfois corrélés avec le conflit au Proche-Orient, ainsi que l’instabilité des évènements« . Autant d’éléments qui « [pouvaient] à tout moment susciter une aggravation tant dans la fréquence que dans l’intensité de ces actions de déstabilisation« , estimaient-ils.
Le préfet rappelait enfin les sanctions encourues en cas d’infraction à l’arrêté préfectoral. Selon le code pénal, les participants étaient ainsi théoriquement passibles d’une « contravention de quatrième classe » et les organisateurs de « six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende« . Ce avant que le le tribunal administratif de Grenoble ne lève finalement cette interdiction.









Une réflexion sur « Grenoble : initialement interdite par la préfecture, la manifestation pro-palestinienne finalement autorisée samedi 21 octobre 2023 »
Le Hamas a commis des massacres terroristes, pas des crimes de guerre.
« Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde » (Albert Camus).
Mais là, c’est pire encore : c’est faussement nommer les choses, et cela de manière délibérée.
Par l’invention, l’utilisation et la propagation de ce puant mensonge, LFI, La France Invertébrée, a définitivement quitté le monde des partis politiques pour entrer dans celui des factions extrémistes.