EN BREF – Fini le parking gratuit dans les quartiers Chorier-Berriat et Europole de Grenoble. La municipalité annonce le passage au stationnement payant à compter du lundi 6 novembre 2023… mais tente de rassurer les résidents en expliquant que leur stationnement « restera au coût peu élevé de 12 euros par mois« . Soit, ni plus ni moins, que le tarif d’ores et déjà en vigueur.
« Cette extension du stationnement payant répond aux obligations du Plan de déplacements de l’Agglomération grenobloise mais également à plusieurs objectifs« , explique la Ville de Grenoble. Les objectifs en question? Faciliter le stationnement des résidents, favoriser la rotation des véhicules, limiter le stationnement des travailleurs qui stationnent en voiture la journée, et « encourager les alternatives à la voiture individuelle pour les déplacements« , énumèrent les services municipaux.
Dans le détail, la nouvelle zone payante (en zone verte) comprendra un stationnement payant de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 19 heures, avec des phases de gratuité entre 12 heures et 14 heures, ainsi que les dimanches et les jours fériés. Le stationnement est, par ailleurs, limité à huit heures maximum.

Le stationnement dans les quartiers Chorier-Berriat et Europole de Grenoble devient payant à compter du lundi 6 novembre 2023. © Google Maps
Pour les visiteurs, il faudra compter 2 euros pour une heure de stationnement, 5,50 euros pour trois heures, 8,50 pour six heures et 10,50 euros pour huit heures. Quant aux résidents, ils devront ouvrir un droit résident en ligne ou au pôle d’accueil relations aux usagers, à la Maison des habitants Chorier-Berriat, ou à la Maison des habitants Bois-d’Artas, munis de leur carte grise, d’un avis d’imposition, d’une facture de moins de trois mois et d’une attestation d’assurance logement.
Les quartiers Chorier-Berriat et Europole ne sont pas les seuls à devenir payants. L’adjoint de Grenoble en charge des espaces publics Gilles Namur a ainsi fait savoir, notamment auprès du média Actu Grenoble, que le quartier Île Verte passerait à son tour au stationnement payant à l’horizon 2024. En revanche, le Sud de la commune, à l’exception de quelques rues en bordure des zones déjà payantes, devrait conserver sa gratuité.
« Un arbre ou un parcmètre? »
Sans surprise, le passage au stationnement payant des quartiers Chorier-Berriat et Europole n’est pas du goût de tout le monde. En septembre, à la manière d’un Gaston Lagaffe, des riverains se sont ainsi amusés à remplir de terre un trou destiné à accueillir un horodateur rue Le-Châtelier, avec la mention « un arbre ou un parcmètre? ».
Des riverains ont rempli de terre un trou destiné à accueillir un horodateur rue Le-Châtelier, en posant la question: « un arbre, ou un parcmètre? » © Union de quartier Berriat
Une action accompagnée d’un plaidoyer: « Ce trou, c’est le début de la reconquête du vivant dans nos espaces publics. Alors, aidons ce vivant: remplissons tous les trous de terre, de compost et plantons! Si le trou est trop petit, agrandissons-le à coup de masse, avec nos petits bras musclés, et faisons de la place: c’est qu’un arbre, ça en prend de la place, moins qu’une voiture, mais plus qu’un parcmètre« .
Une façon aussi de « ridiculiser les raisons pseudo-écologiques invoquées par la municipalité […] alors qu’il ne s’agit en réalité que de remplir les caisses de la Ville au détriment des plus pauvres de notre quartier qui n’ont pas les moyens pour se payer un garage« , déclare l’Union de quartier Berriat en relayant l’initiative. Non sans fustiger un « racket institutionnel« .









