FOCUS – La condamnation pour favoritisme du maire de Grenoble Éric Piolle a, sans surprise, fait l’objet d’échanges animés en conseil municipal, lundi 25 septembre 2023. Alors que les attaques les plus violentes sont venues des rangs des anciens membres de la majorité du groupe GDES, le groupe d’opposition Société civile d’Alain Carignon n’a lui aussi pas manqué d’appeler à la démission du maire. Qui s’est contenté de renvoyer sa réponse à la séance de questions orales en fin de conseil… puis a quitté la salle avant que celle-ci ne débute.
Depuis janvier 2023, la Ville de Grenoble a relégué en fin de conseil municipal les questions orales, temps d’expression (largement) utilisé par l’opposition pour faire entendre ses critiques vis-à-vis de la politique menée par le maire Éric Piolle. Mais lundi 25 septembre, à l’occasion du conseil municipal de rentrée, la même opposition a saisi l’opportunité du rendu-acte, censé “valider” la précédente séance publique, pour déployer ses critiques à l’endroit de l’élu. Et le ton a parfois été cinglant.

Le conseil municipal de Grenoble (ici le 13 mars 2023) se réunissait pour la première fois depuis la condamnation d’Éric Piolle pour favoritisme. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Pas de quoi surprendre, toutefois. Ce conseil municipal était en effet aussi le premier à se tenir après la condamnation du maire pour favoritisme par la cour d’appel de Grenoble. Une condamnation qui, tout logiquement, avait entraîné de nombreuses réactions dans la classe politique grenobloise, accompagnées parfois d’appels à la démission de l’édile. Une démission totalement exclue par Éric Piolle, qui n’a eu de cesse de répéter que sa condamnation ne remettait pas en cause sa « probité ».
Le groupe GDES a attaqué Éric Piolle, condamné pour favoritisme
L’attaque la plus virulente est venue… d’anciens membres de la majorité. Au nom du groupe GDES1Grenoble démocratie écologie solidarité., composé des sept élus exclus pour avoir critiqué publiquement le montant de la hausse de la taxe foncière, Maxence Alloto n’a pas manqué de s’adresser directement à Éric Piolle.
Au cœur de ses critiques : « une interprétation quelque peu variable des chartes que vous signez selon qu’elles vous concernent ou non », lui a‑t-il lancé. Car c’est au nom d’une autre charte interne, a rappelé le désormais opposant, que l’exclusion du “club des sept” a été prononcée.
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2 réflexions sur « Face aux attaques liées à sa condamnation, Éric Piolle a joué la politique de la chaise vide en conseil municipal »
Qui veut la peau d’Eric Piolle ? Surtout un ancien édile élu municipal ex taulard ripoux jusqu’à la moëlle qui a trainé les finances et la réputation de la Ville de Grenoble dans la fange comme on ne l’avais jamais vu auparavant et que le tribunal a oublié d’interdire à vie de tout mandat électoral, suivez mon regard…
Bon après que notre Maire se désintéresse un peu de la vie municipale est un fait avéré, c’est certainement dû à ses ambitions présidentielles, serait il atteint du syndrome bien connu dit du « bovarysme » ? Qui sait, peut-être ou peut-être pas ? Va savoir…
Eric BurqiniTaxes est un extraordinaire champion de la mauvaise foi et de la manipulation des mots. Déjà, avec lui, le burqini était un simple vêtement un couvrant.
Et maintenant, alors que le favoritisme est une atteinte à la probité, en être jugé coupable n’atteint pas la sienne !
https://www.vie-publique.fr/en-bref/287004-les-atteintes-la-probite-en-hausse-entre-2016-et-2021