FLASH INFO – La 5e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Grenoble a jugé en comparution immédiate, ce vendredi 11 août 2023, deux hommes de 20 et 22 ans pour une participation à l’envoi de colis par drone, à l’intérieur du centre pénitentiaire de Grenoble-Varces.
Il était 1h10 du matin, le 8 août 2023, quand les gendarmes ont été alertés pour un drone volant au-dessus du centre pénitentiaire de Grenoble-Varces. Sur le terrain, des chasseurs alpins leur ont d’abord confirmé avoir vu un engin de ce type effectuer deux vols. Les gendarmes ont ensuite pu procéder à l’interpellation de deux individus. À leur approche, ces derniers avaient d’abord pris la fuite et s’étaient cachés dans de hautes herbes. L’administration pénitentiaire a finalement retrouvé neuf colis à l’intérieur de la prison.
Isaac B. et Guillaume T. ont donc chacun eu à en répondre devant la justice, sur des chefs différents toutefois. Pour Stéphanie Papy, procureure, l’affaire n’en est pas moins sérieuse et les faits constituent bien « une livraison illégale ». En outre, l’usage d’un drone réclame « un minimum d’organisation pour obtenir un maximum d’efficacité ». La magistrate a toutefois bien distingué les deux prévenus. Au terme de son réquisitoire, elle n’a pas réclamé la même peine pour chacun d’eux.
Une version des faits différente pour chaque prévenu
La procureure est d’abord revenue sur le cas de Guillaume T. En premier lieu, il aurait « inventé un scénario mettant en cause un troisième individu ». Son idée ? Peut-être de ‘couvrir’ Isaac B. Ce dernier, quant à lui, aurait donné plusieurs explications différentes à sa présence sur les lieux ce soir-là. Tout en mentant sur son identité et en refusant de donner le code de déverrouillage de son téléphone portable lors de son interpellation.

Dans son jugement, la 5e chambre correctionnelle a bien fait un distinguo entre les deux prévenus. Même si, finalement, la peine est presque la même pour les deux. © Martin de Kerimel – Place Gre’net
Le tribunal a, lui aussi, fait le distinguo entre les deux prévenus en prononçant leur condamnation. Guillaume T. écope d’une peine de six mois d’emprisonnement et de la révocation d’un sursis précédent. Cela aurait pu le conduire à passer neuf mois derrière les barreaux, mais un aménagement de sa peine sera possible avec le port d’un bracelet électronique.
Isaac B., lui, a été condamné à neuf mois d’emprisonnement – avec là encore, un aménagement possible – et, pour avoir menti sur son identité réelle, à 600 euros d’amende. Les deux hommes seront donc convoqués devant le juge d’application des peines. Au sortir de la salle d’audience, aucun de leurs avocats n’avait d’information à donner sur une éventuelle procédure d’appel de leur part.







