FLASH INFO – Après activation la veille de la procédure d’information-recommandation, Atmo Auvergne Rhône-Alpes prévoit une dégradation de la qualité de l’air ce 21 juin dans le bassin grenoblois et de la zone alpine Isère. La préfecture a activé la procédure d’alerte de niveau N1, passant de « recommandations » à « mesures » contraignantes. Une mesure qui a pris fin le lendemain.
Fin de l’épisode de pollution de l’air
Le 22 juin 2023 en début d’après-midi, la préfecture de l’Isère a informé de la levée de l’ensemble des mesures d’alerte et des recommandations.
« En raison d’une amélioration progressive de la qualité de l’air, et compte tenu des prévisions émises par Atmo Auvergne Rhône-Alpes pour l’ensemble du département de l’Isère, toutes les mesures d’alerte liées à la pollution sur le bassin grenoblois et le bassin zone alpine sont levées à compter de midi ce jour », a‑t-elle fait savoir.
[Encadré ajouté le,22 juin à 14 h 58]
Les prévisions de l’expert régional de référence Atmo sur la qualité de l’air ne vont pas en s’améliorant. L’épisode de pollution de l’air de type mixte PM10 et ozone sur tout le bassin grenoblois et la zone alpine Isère persiste et a contraint la préfecture à activer la procédure d’alerte de niveau N1.
Celle-ci a annoncé toute une série de mesures obligatoires, celles indiquées la veille relevant uniquement de « recommandations ». Ces mesures ont pris effet à compter de mardi 20 juin à 17 heures, hormis celles concernant le secteur du transport, mises en œuvre dès le lendemain à 5 heures, pour une durée de 24 heures, avec reconduction si besoin. L’objectif est de prévenir le « risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement ».
Dans le secteur des transports, le préfet a requis un abaissement temporaire pour les véhicules à moteur, avec une vitesse maximale autorisée de 70 km/h sur les axes habituellement fixés à 80 et 90 km/h. La mesure concerne toutes les communes de Grenoble Alpes-métropole, celles de la communauté de communes du Grésivaudan mais aussi de la communauté d’agglomération du Pays voironnais.
Sur le réseau autoroutier du bassin grenoblois, il faudra donc rouler à 70 km/h sur l’A 41-Sud entre le péage de Crolles et la commune de Meylan, et sur l’A48 entre les péages de Voreppe et de Vif.
Vigilance requise pour les secteurs résidentiels, agricoles, industriels et chantiers BTP
Concernant le secteur résidentiel, la préfecture rappelle une nouvelle fois l’interdiction formelle du brûlage de déchets, sans aucune dérogation possible. Pour les espaces privés ou publics, il faudra également reporter à la fin de l’épisode de pollution « les travaux d’entretien ou de nettoyage avec des outils non électriques ou avec des produits à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis) ».
La liste des mesures relatives au secteur agricole s’allonge. En plus de « l’interdiction formelle » de l’écobuage qui consiste à brûler une couche herbue, il est défendu aux agriculteurs du bassin d’air grenoblois de brûler des sous-produits agricoles et forestiers. Ils doivent reporter « le nettoyage de silos et des travaux du sol », de même que les chantiers d’épandage, s’ils sont dans l’incapacité d’enfouir les fertilisants organiques.
La vigilance est aussi de mise pour les exploitants industriels. Ils doivent se soumettre à une dynamique de réduction d’émission pour ceux émettant des particules fines Nox, COV ou même de l’oxyde d’azote. Pour cela, la préfecture invoque toutes les mesures possibles : réduction d’activité, limitation de l’utilisation de groupes électrogènes ou bien d’engins de manutentions thermiques au profit d’engins électroniques… Les gros émetteurs ICPE doivent en outre respecter les prescriptions particulières prévues dans les autorisations d’exploitation en cas d’alerte à la pollution de niveau N1.

La qualité de l’air à Grenoble selon les données d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes © site internet Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Dans le secteur des chantiers BTP et carrières, les activités génératrices de poussière doivent trouver des solutions pour en réduire l’impact et limiter l’utilisation des groupes électrogènes pendant la durée du pic de pollution. La préfecture interdit également les feux d’artifice sur le bassin grenoblois.
Rappel des recommandations pour les personnes « sensibles et vulnérables »
Les personnes « sensibles et vulnérables » sont invitées à respecter les recommandations suivantes : s’éloigner des grands axes routiers aux périodes de pointes, éloigner les enfants de pollution automobile ou limiter les sorties l’après-midi entre 13 heures et 20 heures. Ces personnes doivent privilégier les activités physiques intenses à la maison plutôt qu’en plein air et prendre conseil auprès d’un pharmacien ou d’un médecin « en cas de symptôme ou d’inquiétude ».


