FOCUS – Le parquet de Valence a annoncé ce jeudi 6 avril 2023 la découverte, trois jours plus tôt, de la voiture accidentée d’Éric Foray et de restes humains, dans une zone montagneuse du Vercors. C’est aussi dans ce massif qu’avait été retrouvé, en août 2022, un crâne identifié en janvier 2023 comme étant celui de l’homme de 47 ans, disparu en 2016 près de Chatuzange-le-Goubet (Drôme). Si le compagnon d’Éric Foray et son avocat Me Bernard Boulloud saluent ces avancées, ce dernier critique toutefois la communication du parquet. Et il dénonce surtout les carences initiales de l’enquête qui a, selon lui, été une « imposture » durant les deux premières années.
Après avoir piétiné pendant près de six ans, l’enquête sur l’affaire Éric Foray vient de connaître un second rebondissement en l’espace de quelques mois. Lundi 3 avril 2023, les enquêteurs ont en effet retrouvé, dans une zone montagneuse « particulièrement difficile d’accès » du massif du Vercors, la voiture (un Suzuki Grand Vitara couleur or, immatriculé EA-858-RS) de l’homme de 47 ans, disparu en septembre 2016 à proximité de Chatuzange-le-Goubet, dans la Drôme.
Le procureur de la République de Valence Laurent de Caigny l’a annoncé ce jeudi 6 avril dans un communiqué. « Les recherches opérationnelles (…) ont permis la découverte d’un véhicule fortement accidenté, qui a été identifié comme celui conduit par Éric Foray au moment de sa disparition« , indique-t-il. « À proximité de ce véhicule, il a été retrouvé des restes humains et divers effets« , ajoute le magistrat, sans plus de précisions.

Régis Pique, le compagnon d’Éric Foray, regrette d’être tenu à l’écart des avancées de l’enquête et des recherches. © France Télévisions (capture d’écran)
« Des expertises techniques sont d’ores et déjà prévues« , explique par ailleurs le procureur. « L’enquête va se poursuivre sans qu’aucune hypothèse, criminelle ou accidentelle, ne soit écartée. » Il pourrait en tout cas s’agir d’un nouveau tournant après la découverte, déjà dans le massif du Vercors, du crâne d’Éric Foray, le 31 août 2022. Une information révélée seulement le 4 janvier 2023 par le parquet de Valence, à la suite de l’analyse biologique confirmant l’identité.
« Comme en janvier, c’est la juge d’instruction qui m’a prévenu que le procureur allait faire un communiqué« , déplore Me Boulloud. « J’ai appelé M. Pique pour qu’il ne l’apprenne pas par la presse.«
Régis Pique, le compagnon du disparu, et son avocat Me Bernard Boulloud se félicitent naturellement de ces avancées successives. Pourtant, ce dernier ne cache pas son dépit face à la méthode. « Bis repetita. Comme en janvier, c’est la juge d’instruction qui m’a appris la nouvelle et prévenu que le procureur allait faire un communiqué« , déplore-t-il. « J’ai donc appelé M. Pique pour qu’il ne l’apprenne pas par la presse. Lui aussi ne comprend pas que le procureur ne prenne pas la peine de me passer un coup de fil. »
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