Spartoo et 200 autres entreprises demandent l’annulation des loyers des commerces pendant le confinement

sep article



 

FIL INFO — Dans une tribune publiée par Les Échos, 200 chefs d’entreprise appellent à l’annulation des loyers des commerces durant le confinement. Pour les PDG, les bailleurs privés doivent jouer le jeu de la sauvegarde de l’activité économique. Le dirigeant du groupe grenoblois Spartoo compte parmi les signataires, alors que sa marque André est actuellement placée en redressement judiciaire.

 

 

« Pour sau­ver le com­merce, les bailleurs doivent prendre leur part. » Tel est le titre d’une tri­bune publiée sur le site des Échos et signée par un col­lec­tif de 200 diri­geants de grandes enseignes fran­çaises. Les chefs d’en­tre­prise appellent ainsi les bailleurs à renon­cer à per­ce­voir les loyers des com­merces fer­més durant la période de confi­ne­ment. Parmi eux, Boris Saragaglia, PDG du groupe gre­no­blois Spartoo.

 

Boris Saragaglia, PDG de Spartoo. © Pierre Jayet

Boris Saragaglia, PDG de Spartoo. © Pierre Jayet

 

Pour ces chefs d’en­tre­prise, deman­der à des com­mer­çants de payer mal­gré tout leur loyer « témoigne d’une absence totale de com­pré­hen­sion de l’am­pleur de la crise ». Or, disent-ils, la ques­tion est vitale. « Si nous ne résol­vons pas le grave pro­blème des loyers, nous ne sur­vi­vrons pas », écrit ainsi Spartoo. Qui rap­pelle que les loyers repré­sentent 20 % du chiffre d’af­faires des enseignes.

 

 

Les signataires pour l’annulation puis l’indexation des loyers

 

La demande des signa­taires ? « L’annulation des loyers durant la période de fer­me­ture et leur indexa­tion sur la réa­lité de notre acti­vité après la reprise ». Et la tri­bune d’ap­pe­ler l’État à véri­fier que les aides accor­dées aux entre­prises servent bien à sau­ve­gar­der l’ac­ti­vité. « Les prêts garan­tis par l’État doivent ser­vir à main­te­nir les emplois à la réou­ver­ture, pas à payer des loyers pen­dant la fer­me­ture », jugent les chefs d’en­tre­prise.

 

Le magasin André en centre-ville de Grenoble est-il condamné ? © Florent Mathieu - Place Gre'net

Le maga­sin André en centre-ville de Grenoble est-il condamné ? © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Le groupe Spartoo appelle le gou­ver­ne­ment à mettre en urgence tout en œuvre pour per­mettre aux com­mer­çants de tra­ver­ser la crise et de relan­cer l’activité dans les pro­chains mois », écrit de son côté la société gre­no­bloise.

 

La ques­tion est d’au­tant plus dou­lou­reuse pour les maga­sins André. Propriété de Spartoo depuis 2018, la marque cen­te­naire a été pla­cée en redres­se­ment judi­ciaire au mois d’a­vril 2020. Déjà fra­gi­li­sés par les mou­ve­ments sociaux en centre-ville, les maga­sins André pour­raient ne pas se remettre des mesures de fer­me­ture sur fond de confi­ne­ment. Et plus encore si Spartoo doit hono­rer les loyers des 120 maga­sins encore pré­sents sur le ter­ri­toire ?

 

Florent Mathieu

 

Festival du film France Nature Environnement
commentez lire les commentaires
2934 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.