Municipales : Génération.s Grenoble se rallie finalement à Grenoble en commun d’Éric Piolle

sep article

Notre indépendance c

 

EN BREF – Génération.s Grenoble a annoncé, ce mardi 5 novembre, rejoindre finalement le collectif citoyen Grenoble en commun mené par Éric Piolle pour les municipales. Un ralliement sans grand enthousiasme emporté d’une courte majorité, au terme d’un vote en deux temps après moult remous en interne.

 

 

Lors du 1er vote des militants de Génération.s Grenoble Métropole au café le Jules Verne le 30 octobre. © Clarice Celli

Premier vote des mili­tants de Génération.s Grenoble Métropole au café le Jules Verne le 30 octobre 2019. © Clarice Celli

Le feuille­ton concer­nant les quelques ater­moie­ments de Génération.s Grenoble quant à sa posi­tion pour les élec­tions muni­ci­pales de Grenoble a trouvé son épi­logue ce mardi 5 novembre. Au nombre de ses dif­fé­rents épi­sodes, l’im­mix­tion des ins­tances pari­siennes du mou­ve­ment dans le débat gre­no­blois, tan­dis que Maxime Gonzalez, res­pon­sable dépar­te­men­tal, cla­quait la porte du mou­ve­ment non sans fra­cas.

 

Ou encore les tiraille­ments de cer­tains mili­tants, plus sen­sibles aux chants des sirènes d’Olivier Noblecourt et du col­lec­tif Grenoble nou­vel air. Les adhé­rents gre­no­blois ont donc fina­le­ment arrêté leur choix. « [Ils] ont choisi, par le vote, de rejoindre la démarche Grenoble en com­mun emme­née par Éric Piolle », annonce un com­mu­ni­qué du comité Génération.s Grenoble Métropole. Une déci­sion vali­dée par le comité Génération.s Grenoble Métropole, au terme d’un vote en deux temps, les 30 octobre et 4 novembre der­niers.

 

 

Grenoble en commun, « un partenaire exigeant »

 

Comme pour jus­ti­fier ce choix, le comité Génération.s Grenoble métro­pole bétonne. N’évoque-t-il pas une déci­sion « enté­ri­née par les adhé­rents des autres com­munes du comité local métro­po­li­tain, très majo­ri­tai­re­ment favo­rables » ? En tout cas, rien d’un accou­che­ment sans dou­leur, est-il forcé de recon­naître. Le comité décrit ainsi « quelques débats internes por­tant sur les thé­ma­tiques fortes défen­dues par Génération.s et leur tra­duc­tion dans le futur pro­jet muni­ci­pal ».

 

Dépouillement du 1er vote au café le Jules Verne le 30 octobre. © Clarice Celli

Dépouillement du pre­mier vote au café le Jules Verne le 30 octobre. © Clarice Celli

Génération.s se déclare par ailleurs conscient de rejoindre « un par­te­naire exi­geant ». Un par­te­naire « ayant à cœur de faire tendre le second man­dat d’Éric Piolle vers une poli­tique non seule­ment éco­lo­giste mais aussi réso­lu­ment plus sociale et plus démo­cra­tique ».

 

Des pré-requis « par­ta­gés par cer­tains de nos par­te­naires de gauche enga­gés dans Grenoble en com­mun », ajoutent les mili­tants.

 

Aussi, com­plètent-t-ils, « fidèles à la pos­ture de notre mou­ve­ment, vec­teur d’u­nité de la gauche, nous por­te­rons ces impé­ra­tifs dans le pro­jet en cours de construc­tion. »

 

 

L’expérimentation d’un revenu universel à échelle locale

 

Quid de ces impé­ra­tifs ? Notamment, « la réap­pro­pria­tion locale des poli­tiques de la ville et une véri­table poli­tique en faveur des quar­tiers popu­laires », explique le comité. Mais encore ? Génération.s Grenoble métro­pole affirme vou­loir défendre la construc­tion « d’une poli­tique cultu­relle struc­tu­rée et d’une stra­té­gie d’ac­cueil métro­po­li­taine inté­grée », dans laquelle Grenoble pren­dra toute sa place.

 

Parmi ses prio­ri­tés éga­le­ment, la « tran­si­tion vers la gra­tuité des trans­ports pour tous ». Ou bien encore une ouver­ture plus forte de la muni­ci­pa­lité et « une inté­gra­tion plus effi­cace des citoyens aux déci­sions publiques ». Sans oublier, l’une des reven­di­ca­tions phares de Génération.s, « l’ex­pé­ri­men­ta­tion d’un revenu uni­ver­sel à échelle locale ».

 

De gauche à droite : Maxime Gonzalez, Michelle Daran, Cécile Cenaitempo et David Bousquet. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Maxime Gonzalez ex-Génération.s a ral­lié le col­lec­tif Grenoble nou­vel air d’Olivier Noblecourt. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Quant à La République en marche (LREM), le comité local assure fer­me­ment qu’il ne lui fera aucune conces­sion.

 

Dans sa ligne de mire ? À l’é­vi­dence, Olivier Noblecourt et, dans son sillage, le col­lec­tif Grenoble nou­vel air.

 

« En cohé­rence avec nos com­bats locaux et natio­naux, nous ne pou­vons sou­te­nir aucune démarche dont tout ou par­tie des acteurs sont issus des rangs ou contri­buent aux poli­tiques menées par la majo­rité pré­si­den­tielle », déclare Génération.s. En revanche, concluent les mili­tants, « nous conti­nue­rons à tra­vailler à l’unité de la gauche pour l’ensemble des échéances poli­tiques à venir. »

 

Joël Kermabon

 

commentez lire les commentaires
4144 visites | 2 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 2
  1. sep article
  2. Mise en scène locale de la déci­sion d’en haut à laquelle ils ne pou­vaient pas s’op­po­ser. C’est ça la « poli­tique plus démo­cra­tique » dont ils parlent ?

    sep article