DROIT DE SUITE – Alors que la question se pose de savoir si, oui ou non, les policiers municipaux de Grenoble étaient en droit d’interdire aux élus insoumis l’accès à la séance du conseil municipal du 29 septembre 2026, la Ville défend la position de ses agents. La municipalité considère qu’ils ont suivi la consigne interdisant les manifestations en conseil municipal et que les élus LFI affichaient bien une volonté de manifester.
Quelles raisons avait la police municipale de Grenoble de bloquer l’accès au conseil municipal aux élus insoumis ? C’est l’une des questions qui se posent après l’esclandre survenu entre les conseillers municipaux LFI et les agents, le mardi 29 septembre 2026. Les policiers avaient interdit l’entrée de la séance aux Insoumis, au motif que ceux-ci se livraient à une « manifestation », et l’épisode avait dégénéré en confrontation physique, à l’issue de laquelle chacun a accusé l’autre de violences.
Si le règlement intérieur du conseil municipal interdit les manifestations, notamment via des pancartes ou des banderoles, cette interdiction ne concerne cependant que le public. Dès lors, pourquoi avoir refusé l’entrée au groupe LFI, qui portait keffiehs et inscriptions pour dénoncer une « censure » de la part de Laurence Ruffin ? « La police municipale a agi dans le cadre de sa police administrative générale, qui [lui] prescrit d’assurer le bon ordre, la sûreté et la sécurité des personnes et des biens », répond la Ville.
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