Altercation entre LFI et policiers municipaux à Grenoble : le groupe d'opposition de droite dépose plainte pour « délit d'entrave »

Altercation entre LFI et policiers municipaux à Grenoble : le groupe d’opposition de droite dépose plainte pour « délit d’entrave »

Altercation entre LFI et policiers municipaux à Grenoble : le groupe d’opposition de droite dépose plainte pour « délit d’entrave »

FOCUS – Le groupe d’opposition de droite et du centre Réconcilier Grenoble annonce déposer plainte pour « délit d’entrave » contre les élus LFI. En cause ? Encore et toujours l’altercation survenue entre des policiers municipaux et des élus insoumis en marge du conseil municipal du mardi 29 septembre 2026, ce qui a abouti à son ajournement. Pour Réconcilier Grenoble, les élus savaient qu’ils prenaient le risque de compromettre la tenue de la séance.

Le groupe d’opposition municipal Réconcilier Grenoble, mené par Clément Chappet, a annoncé déposer plainte à la suite de l’altercation survenue mardi 29 septembre entre des policiers municipaux et des élus LFI. En marge du conseil municipal, les agents ont en effet refusé l’entrée aux élus insoumis, au motif que ceux-ci voulaient se livrer à une « manifestation ». Une confrontation physique s’en était suivie, au cours de laquelle chacune des deux parties affirme avoir été victime de violences. Le conseil municipal a par la suite été ajourné.

Clément Chappet, Jean-Luc Rizzi et Thierry Aldeguer du groupe Réconcilier Grenoble. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Clément Chappet, Jean-Luc Rizzi et Thierry Aldeguer du groupe Réconcilier Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Si des plaintes ont été déposées contre les élus par plusieurs policiers municipaux, la Ville de Grenoble n’a, pour l’heure, pas entrepris la même démarche, quand même bien la maire Laurence Ruffin indiquait que cette possibilité restait sur la table. Une situation insupportable pour les opposants : « Si Laurence Ruffin a tenu un discours indigné, dans les faits, elle laisse passer, faute d’engager la moindre procédure.[…] Le message envoyé aux agents agressés et aux Grenoblois est terrible ».

Réconcilier Grenoble dénonce un « délit d’entrave »

Poursuivez votre lecture

Il vous reste 61 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.

Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous

Florent Mathieu

Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

A lire aussi sur Place Gre'net

Altercation entre élus LFI et policiers municipaux à Grenoble : la maire Laurence Ruffin dénonce des faits « particulièrement graves »
Altercation entre élus LFI et policiers municipaux à Grenoble : la maire Laurence Ruffin dénonce des faits « particulièrement graves »

FOCUS - Situation chaotique en marge du conseil municipal de Grenoble ce mardi 29 septembre. Des heurts ont éclaté lorsque des policiers municipaux ont empêché Lire plus

PS, LR, Génération Écologie, RN... Pluie de réactions après l'altercation entre élus LFI et policiers municipaux à Grenoble
PS, LR, Génération Écologie, RN… Pluie de réactions après l’altercation entre élus LFI et policiers municipaux à Grenoble

FOCUS - Des réactions continuent à affluer après l'altercation survenue mardi 29 septembre 2026 à Grenoble entre des élus de La France insoumise et des Lire plus

Les policiers municipaux de Grenoble avaient-ils le droit de refuser l'accès des élus Insoumis à la séance du conseil municipal ?
Les policiers municipaux de Grenoble avaient-ils le droit de refuser l’accès des élus insoumis à la séance du conseil municipal ?

DÉCRYPTAGE - Sur quelles bases les policiers municipaux ont-il empêché le groupe de La France insoumise d'entrer dans la séance du conseil municipal de Grenoble, Lire plus

Drapeaux et banderoles étaient de sortie. © Florent Mathieu - Place Gre'net
Grenoble : LFI ulcéré après le retrait d’une délibération pour mettre au fin au jumelage avec Rehovot en Israël

FOCUS - La France insoumise de Grenoble dénonce le refus de la Ville d'inscrire à l'ordre du jour de son conseil municipal de septembre une Lire plus

Le groupe d'opposition de droite Réconcilier Grenoble a dressé un bilan très critique des 120 premiers jours du mandat de Laurence Ruffin. © Joël Kermabon - Place Gre'net
« 120 jours pour rien » : Réconcilier Grenoble étrille le début de mandat de Laurence Ruffin

FOCUS - Quatre mois après l'élection de Laurence Ruffin, le groupe d'opposition de droite Réconcilier Grenoble a dressé, lundi 27 juillet 2026, un bilan très Lire plus

Nouvel accrochage entre Réconcilier Grenoble et LFI autour de Barbara Butch, du Cabaret frappé... et de la "judéité" "Je vous demande à la fois d'avoir des propos respectueux les uns envers les autres, mais aussi de traiter les sujets qui sont à l'ordre du jour". C'est avec ces mots que Laurence Ruffin, maire de Grenoble, a ouvert le troisième conseil municipal de son mandat le mardi 26 mai 2026. Sept heures plus tard, une délibération concernant les racks à vélo pour le Cabaret frappé allait donner lieu... à des prises de parole sur la lutte palestinienne et à un incident de séance entre les groupes d'opposition LFI et Réconcilier Grenoble.  Laurence Ruffin au poste de maire lors du conseil municipal du 25 mai 2026. © Florent Mathieu - Place Gre'net Comment en sommes-nous arrivés là? Les élus insoumis ont profité de la délibération pour (re)dire tout le mal qu'ils pensaient de la programmation de la DJ Barbara Butch à l'édition 2026 du festival. Peu satisfait de la réponse qu'avait adressé (et qu'allait répéter) l'adjoint à la Culture Alexis Monge lors d'une première interpellation, le chef de file du groupe LFI Allan Brunon a, une fois encore, interpellé l'exécutif grenoblois pour lui demander "une clarification politique". Autrement dit, soit déprogrammer l'artiste, soit rejoindre l'appel au boycott lancé par les Insoumis. 1 Barbara Butch est dans le viseur de LFI pour figurer parmi les signataires d'une tribune soutenant la proposition de loi Yadan. Un texte, depuis retiré, qui entendait faciliter les poursuites en cas de contestation du droit à exister de l'État d'Israël. Et ceci dans le but de lutter contre les "formes renouvelées de l'antisémitisme". Et qui, pour ses détracteurs, menaçait de criminaliser le soutien à la cause palestinienne. Ainsi que l'a longuement rappelé Allan Brunon, fustigeant une loi visant à "stigmatiser tout un pan de ceux qui luttent contre le génocide a Gaza". <!--yith_wcmbs_alternative_content-->
<!--yith_wcmbs_members_only_content_start-->  Violemment attaquée par des milieux identitaires ou marqués à l'ultra-droite pour avoir participé à une (prétendue) parodie de La Cène lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris, Barbara Butch est aujourd'hui dans le collimateur de LFI pour avoir signé une tribune de soutien à la loi Yadan. DR Mais Allan Brunon n'a pas été le seul à prendre la parole parmi les rangs des Insoumis. Le groupe a mis les bouchées triples avec trois interventions à la suite. Celle d'Allan Brunon, suivie par celle d'Abdelnour Djebbouri et de Khemisti Boubeker. Quitte à s'autoriser quelques balles perdues, comme une en direction... des Socialistes, dont certains comme François Hollande ont également signé la tribune incriminée. Tandis que l'élue PS de la majorité Amandine Germain s'est vue reprocher d'avoir approuvé le retrait de subvention du Département à un festival isérois pour avoir programmé le rappeur Médine. Mais c'est évidemment l'État d'Israël qui était dans le collimateur. Barbara Butch, une artiste chantre de l'amour? "Est-ce qu'il y a eu de l'amour pendant la Nakba en 1947, pendant les expulsions, pendant les massacres, pendant les spoliations de terre? Est-ce qu'il y a encore de l'amour aujourd'hui lors des destructions de maisons, les expulsions, les checkpoints, l’apartheid et la colonisation en cours?", a martelé Abdelnour Djebbouri. "Lorsqu'il s'agit d'Israël, [...], les sanctions culturelles restent quasi inexistantes. On a pu le voir encore avec l'Eurovision", a rajouté Khemisti Boubeker. 2 L'élue du groupe Réconcilier Grenoble Émilie Chalas a, par la suite, pris la parole pour commenter la prise de position de LFI. "Le sujet au fond, ce qui amène à chaque La France Insoumise à s'exprimer, c'est la question du judaïsme. [...] Dès qu'il y a un sujet vis-à-vis d'Israël ou de la judéité sous toutes ses formes, il y a LFI au rendez-vous pour répéter ses éléments de langage", a lancé la conseillère municipale d'opposition. Quitte à scandaliser ses collègues insoumis, lesquels ont quitté la salle du conseil municipal. Résultat? Deux suspensions de séances successives, Émilie Chalas réitérant ses propos à la fin de la première.  Émilie Chalas lors de sa prise de parole. © Ville de Grenoble "Je vais faire consigner au procès-verbal les propos qui ont été tenus et qui n'ont pas lieu d'être dans cette institution. Je tiens à ce que les propos soient respectueux", a tancé Laurence Ruffin sans préciser quels propos étaient visés. Et la maire de rappeler que le sujet portait initialement sur la question des racks à vélo, comme elle l'avait une première fois... au moment de la prise de parole d'Émilie Chalas. "Je ne sais pas pourquoi c'est moi que vous interrompez", lui avait rétorqué l'élue avec une certaine ironie. Il est vrai que les élus LFI comme ceux de la majorité avaient eu auparavant tout le loisir de s'exprimer, sans éprouver la patience de la maire. 3 Aux tensions et incidents de séance sont venus s'ajouter... le duel par communiqués interposés. "Émilie Chalas, élue du groupe de droite, a répété à trois reprises que nous avions un problème avec la “judéité” et le “judaïsme”. Nous avons quitté le conseil, et la maire de Grenoble a poursuivi la séance sans condamner fermement ses propos", a déclaré Allan Brunon à la suite du conseil municipal. Et d'ajouter avoir saisi la préfère de l'Isère et le procureur de la République... soit une nouvelle démarche après les tensions lors du premier conseil municipal de la mandature, le 27 mars 2026.  Les élus du groupe LFI se sont filmés sur les marches de l'Hôtel de Ville après avoir quitté la séance du conseil municipal suite aux propos tenus par Émilie Chalas. © LFI Quelques heures plus tard, c'était au tour de Réconcilier Grenoble de publier son communiqué. "Cette nouvelle polémique apparaît avant tout comme un coup de communication orchestré par Allan Brunon et son groupe, dans une logique permanente de dramatisation, de tension politique et de polarisation des débats autour de sujets nationaux qui sont éloignés des sujets concernant la gestion municipale", ont estimé les élus du groupe d'opposition. Réconcilier Grenoble n'a pas manqué de dénoncer (encore) un "deux poids deux mesures" de la part de Laurence Ruffin. Laquelle "a choisi de suspendre immédiatement la séance, donnant le sentiment de céder systématiquement aux mises en scène et aux pressions politiques du groupe LFI", considèrent les élus. Et de revenir sur la séance où eux-mêmes avait été traités de "nazis" par Allan Brunon: Malgré la gravité extrême de ces propos condamnables, aucune suspension de séance n’avait été accordée afin de réunir les présidents de groupe et d’apaiser les échanges".
Nouvel accrochage entre Réconcilier Grenoble et LFI autour de Barbara Butch, du Cabaret frappé… et de la « judéité »

FOCUS - Une fois encore, les groupes d'opposition de Grenoble LFI et Réconcilier Grenoble se sont sévèrement accrochés lors du conseil municipal du 26 mai Lire plus

Flash Info

|

30/09

10h54

|

|

28/09

19h21

|

|

26/09

23h48

|

|

25/09

15h20

|

|

22/09

20h17

|

|

22/09

12h48

|

|

22/09

12h29

|

|

15/09

16h14

|

|

14/09

23h32

|

|

08/09

15h50

|

Les plus lus

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF : Altercation à Grenoble entre élus insoumis et policiers municipaux

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF : Un nouveau chapitre à écrire pour la Cité du Rabot à Grenoble

Politique| Altercation entre élus LFI et policiers municipaux à Grenoble : la maire Laurence Ruffin dénonce des faits « particulièrement graves »

Agenda

Je partage !