FOCUS – Deux recours déposés dans le cadre des élections municipales de Grenoble 2026 ont été rejetés par le tribunal administratif. Le premier, déposé par la liste d’Alain Carignon Réconcilier Grenoble, concernait l’élection de la maire Laurence Ruffin, que les plaignants entendaient faire annuler. Le second, déposé par Vincent Comparat, visait à faire annuler l’élection de treize membres de la liste… Réconcilier Grenoble, en dénonçant des irrégularités. Dans les deux cas, les juges ont considéré que les arguments avancés n’étaient pas valables. Idem à Échirolles, Bourgoin-Jallieu, L’Isle-d’Abeau et Charvieu-Chavagneux.
Ce n’est pas un, mais deux recours contre les élections municipales de Grenoble que le tribunal administratif a rejetés, dans le cadre de deux jugements rendus le jeudi 1er octobre 2026. Le premier contestait l’élection de Laurence Ruffin à la tête de la ville et avait été déposé par la liste concurrente, Réconcilier Grenoble, menée par Alain Carignon. Le second visait… la même liste et avait été déposé par Vincent Comparat, proche historique de la majorité rouge-verte grenobloise.
Ce n’était pas la première fois que les municipales 2026 de Grenoble prenaient une tournure judiciaire. Durant la campagne, le maire de Grenoble Éric Piolle avait ainsi adressé un signalement au parquet à la suite de propos du candidat Carignon tenus dans le journal Le Monde. Alain Carignon avait, pour sa part, déposé plainte pour diffamation alors que la liste de Laurence Ruffin le qualifiait à l’envi de « raciste » ou « d’islamophobe ». Résultat ? Deux classements sans suite par le procureur de la République.
Les arguments des opposants de Laurence Ruffin
Quid des recours devant la justice administrative ? Du côté de Réconcilier Grenoble, la liste dénonçait des « manœuvres de propagande déloyale par la diffusion coordonnée d’imputations diffamatoires et d’injures graves de nature à altérer la sincérité du scrutin », comme l’indique le jugement. Avec, en ligne de mire, la communication anti-Carignon très active sur les réseaux sociaux, mais aussi via des affichages ou des tracts, durant la semaine séparant les deux tours.
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