FIL INFO — La France Insoumise annonce officiellement soutenir le collectif Grenoble en commun du maire sortant Éric Piolle pour les Municipales 2020 de Grenoble. Une consigne fixée par le comité électoral du parti de Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas encore fait l’objet d’une communication au niveau local. Reste à savoir si le mouvement des Jeunes insoumis, qui semble réserver sa décision, suivra également le ralliement.
« Participation à la liste de rassemblement Grenoble en Commun avec le maire sortant ». Par cette formule laconique, la France Insoumise acte son ralliement à Éric Piolle pour les Municipales 2020. Une décision validée et annoncée en ligne par le comité électoral du parti de Jean-Luc Mélenchon, qui met fin à un relatif suspens. Plusieurs Insoumis sont en effet adjoints ou conseillers municipaux de la majorité grenobloise.

Le maire EELV de Grenoble Éric Piolle aux côtés de sa première adjointe Élisa Martin © Joël Kermabon – Place Gre’net
Si la France Insoumise indique « laisser le choix de leur publication aux insoumis·es localement », le compte Facebook des Insoumis de l’Isère n’a pas encore “officialisé” son ralliement à Éric Piolle. Peu de raisons de penser que la section locale du parti contredise la décision nationale, toutefois. La consigne est d’ailleurs très claire : « Aucun·e militant·e ne pourra apporter le soutien de La France insoumise à une liste concurrente ».
Les Jeunes Insoumis réservent leur décision
Si le message adressé aux militants France Insoumise est clair, sera-t-il entendu par les Jeunes Insoumis Grenoble ? Quelques jours avant l’annonce du comité électoral, le mouvement publiait sur Facebook un long « bilan de la municipalité ». Un texte publié dans l’attente d’une publication officielle de « [sa] stratégie à mettre en place sur la ville de Grenoble pour les municipales 2020 ». Sans tenir compte de la décision prise au niveau national ?

Visite de Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, à GE Hydro en 2017. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Un bilan qui se veut au demeurant équilibré. Les Jeunes Insoumis se réjouissent ainsi de la fin du contrat avec JCDecaux, de la mise en place de tarifications sociales ou solidaires ou de la gratuité des bibliothèques. Mais déplorent la fermeture de plusieurs d’entre-elles dans le cadre du plan de « sauvegarde des services publics ». Ainsi que la non-tenue de la promesse de gratuité des transports pour les moins de 25 ans, ou encore le vote de la Ville en faveur d’un agrandissement de Grand’Place.
« Mettre les points négatifs du bilan sous le tapis ne les feront pas disparaître », insistent les Jeunes Insoumis. Tout en l’affirmant : « Toutes les personnes qui ont participé à la rédaction de ce bilan se sont posé la même question. Aurait-on pu faire mieux ? ». Au final, difficile de présager d’une conduite plutôt qu’une autre de la part du mouvement. Qui a déjà, par le passé, fait montre d’une certaine volonté d’indépendance vis-à-vis des élus insoumis de la Ville de Grenoble.
Florent Mathieu










