FOCUS – La France insoumise de Grenoble dénonce le refus de la Ville d’inscrire à l’ordre du jour de son conseil municipal de septembre une délibération appelant à mettre fin au jumelage avec la ville israélienne de Rehovot. Alors que la municipalité s’appuie sur un avis juridique négatif rendu par la préfecture de l’Isère, Allan Brunon, chef de file des Insoumis grenoblois, accuse la maire Laurence Ruffin de déni de démocratie et dit envisager de saisir le tribunal administratif.
Les journalistes grenoblois se croyaient conviés à une « conférence de presse » par les élus La France insoumise de Grenoble, le lundi 14 septembre 2026 sur le parvis de l’Hôtel de Ville. C’est en réalité à un meeting qu’ils ont assisté, avec sono, drapeaux, slogans, t-shirts et banderole de rigueur. Objectif ? Dénoncer le refus de la Ville de Grenoble d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal du 29 septembre une délibération appelant à mettre fin à son jumelage avec la ville israélienne de Rehovot.

Allan Brunon a dénoncé le refus de la Ville de Grenoble d’inscrire à l’ordre du jour de son conseil municipal de septembre la délibération sur l’annulation du jumelage avec Rehovot. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Madame Ruffin [maire de Grenoble, ndlr] a fait appel de la plus lâche des façons aux services de l’État qui, de façon préalable, ont jugé que notre délibération contenait en elle-même une irrégularité, parce qu’elle portait sur un sujet d’ordre international », a expliqué au micro Allan Brunon, chef de file des LFI grenoblois. Ceci document à l’appui, qui démontre en effet que Laurence Ruffin a transmis à la préfecture le projet de délibération déposé par les élus LFI afin de solliciter son « analyse juridique ».
La préfecture rend un avis juridique négatif contre la délibération
Dans son courrier en réponse, la préfecture livre bel et bien un avis négatif sur la délibération. « Les motifs […] indiquent clairement que la rupture du jumelage reposerait sur un parti-pris dénonçant la politique de l’État israélien vis-à-vis de la Palestine. De ce fait, en ce qu’elle témoignerait d’une prise de position de la Ville dans le conflit israélo-palestinien, cette délibération […] serait […] illégale », font ainsi savoir les services de l’État.
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