FLASH INFO – Une cabine du téléphérique du Pic Blanc transportant une cinquantaine de personnes a heurté un camion-grue de chantier, mercredi 26 août 2026 vers 9 h 30, à l’Alpe d’Huez. L’accident, survenu à proximité de la gare située à 2 700 mètres d’altitude, a fait 23 victimes, dont trois prises en charge en urgence absolue. Une enquête doit déterminer les circonstances de la collision.
La cabine venait de quitter la gare intermédiaire lorsqu’elle a percuté le bras articulé d’un camion-grue de chantier. L’accident s’est produit mercredi matin sur le téléphérique du Pic Blanc, alors qu’une cinquantaine de personnes se trouvaient à bord.
L’impact a projeté les passagers installés à l’intérieur de la cabine, rapporte Fabrice Boutet, directeur général de Sata Group, exploitant des remontées mécaniques, cité par Ici Isère.
Un premier bilan faisait état de 23 victimes, dont trois en urgence absolue et 13 en urgence relative. La majorité des blessés a été prise en charge au cabinet médical de la station de ski.
Cinq personnes ont été transférées au CHU Grenoble Alpes. Une femme enceinte figurait notamment parmi celles admises à Grenoble pour des vérifications. Au total, 33 sapeurs-pompiers du Sdis de l’Isère et sept secouristes de la CRS Alpes ont été mobilisés. Une cellule d’urgence médico-psychologique a également été activée afin de prendre en charge les personnes impliquées dans l’accident.
Les occupants de la cabine ont eu la peur de leur vie
Selon Jean-Yves Noyrey, maire de l’Alpes-d’Huez, les conséquences de l’accident consistaient principalement en des commotions et des chocs psychologiques. À ce stade, le maire évoque l’hypothèse d’un oubli du conducteur de la grue, qui pourrait ne pas avoir pris en compte le passage du téléphérique au-dessus de l’engin.
« En tapant la grue, la benne s’est inclinée et les personnes à bord ont glissé », a expliqué Jean-Yves Noyrey. Selon lui, les passagers « ont cru qu’ils allaient mourir ». La conductrice a alors effectué une marche arrière pour remettre la cabine à plat.
Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la collision. Dans l’attente, Sata Group a suspendu les remontées mécaniques en direction du Pic Blanc et annoncé une inspection des cabines.











