FOCUS – La Ville de Grenoble a reçu une délégation de la municipalité de Bethléem, dans le cadre de son soutien à un projet de bibliothèque à destination de la jeunesse. Mais aussi pour marquer sa solidarité à l’endroit d’une ville qui est le théâtre de la colonisation et des violences du gouvernement israélien, malgré sa dimension historique. Une invitation officielle a été lancée à la maire Laurence Ruffin pour se rendre à Bethléem, qui espère y faire son premier déplacement.
« Une vie humaine ne vaut pas moins parce qu’elle est palestinienne. Nous ne demandons pas de droits spéciaux, nous demandons les droits universels : la dignité, la justice, la liberté et l’auto-détermination. » Ce message, c’est le premier adjoint de Bethléem Jeries Qarra’a qui l’a porté à l’occasion d’une visite de délégation de la ville palestinienne à Grenoble. Visite dont l’objectif premier était de formaliser le soutien de la mairie au projet de création d’une bibliothèque et lieu de culture à destination de la jeunesse de Bethléem.

Laurence Ruffin, maire de Grenoble, et Jeries Qarra’a, premier adjoint de Bethléem. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Impossible cependant de faire l’impasse sur la situation internationale, alors que Bethléem, connue dans le monde entier comme la ville de naissance de Jésus-Christ, voit sa vie rythmée par l’occupation israélienne, avec des check-points limitant les déplacements et l’installation de colons tout autour de la commune. « Ces personnes volent l’accès à nos terres, à l’eau, à nos ressources. Et la terre, pour nous, n’est pas abstraite. C’est là que nos familles construisent leurs maisons, où les enfants peuvent bâtir leur avenir », a dénoncé l’élu.
« Tous les signes d’un génocide sont réunis », selon Laurence Ruffin
À l’occasion de la venue de la délégation à Grenoble, une banderole a été déployée sur le fronton de la Maison de l’international, appelant à la protection des populations civiles, au respect du droit international et à la solidarité avec Bethléem « et toutes les victimes de la colonisation ». Objectif ? « Interpeller les gouvernements, les médias, les citoyens [sur] cette politique de destruction où tous les signes d’un génocide sont finalement réunis », a déclaré la maire de Grenoble Laurence Ruffin.
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