EN BREF – La mobilisation se poursuit contre la fermeture des écoles Jeanne-Labourbe et Marcel-Cachin à Fontaine, annoncée quelques semaines après les élections municipales et la réélection du maire Franck Longo. Un collectif d’habitants entend ainsi accueillir les élus le lundi 21 septembre à l’occasion d’une visite du quartier Alpes-Cachin et faire entendre (de nouveau) sa colère et ses inquiétudes.
La fermeture annoncée de deux écoles de Fontaine passe toujours aussi mal. En juin 2026, quelques semaines à peine après les élections municipales qui ont vu la réélection du maire Modem Franck Longo dès le premier tour, la mairie validait le principe de la fermeture des écoles Jeanne-Labourbe et Marcel-Cachin.
En cause ? Les effectifs réduits à portion congrue pour la première (65 élèves), et l’état de vétusté avancée de la seconde, par ailleurs située à proximité de trois autres écoles en mesure d’accueillir ses 200 élèves.
De quoi susciter la colère de l’opposition de gauche, ainsi que des parents d’élèves. Lesquels continuent de dénoncer les fermetures annoncées et d’appeler à la mobilisation. Notamment le lundi 21 septembre à 17 heures devant l’école Cachin, alors que le maire et plusieurs élus sont attendus pour une visite du quartier Alpes-Cachin. « Parents d’élèves, habitants, venez nombreux et faire entendre notre voix. Notre école doit vivre ! », indique un tract édité pour l’occasion.
« Ces décisions de fermeture auront des conséquences durables »
Quelques jours plus tôt, le 10 septembre, la mobilisation était déjà au rendez-vous lors d’un goûter partagé dédié à la question des fermetures d’écoles. « Mesure-t-on ce que cette décision représente pour les enfants, les familles et l’ensemble des habitant-es de Fontaine ? », interrogeait alors le collectif d’habitants « en colère et inquiets », organisateur de la rencontre sous la halle Cachin.
« Une école, c’est un lieu d’éducation et de rencontre qui fait vivre un quartier », plaidait le même collectif. « Pour les enfants, c’est pouvoir [se] faire des copain-es qu’on recroise ensuite au parc, avec qui ont crée des liens durables. […] Pour les parents, c’est la sortie d’école à côté de chez soi, c’est rencontrer les autres parents du quartier, se faire un réseau amical et solidaire, renforcer les liens de voisinage pour mieux vivre ensemble », ajoutait-il.
Le collectif de parents considère, dès lors, que la décision de fermeture des deux établissements ne concerne pas seulement les familles mais « engage l’avenir de toute la ville ». « Ces décisions de fermeture auront des conséquences durables, mais elles ont été prises sans aucun débat public », estime-t-il en outre.
Si, officiellement, la mobilisation provient d’habitants, elle apparaît très politique… voire partisane? « Si nous laissons faire, d’autres services publics vont être réduits ou supprimés ! Déjà, le centre de vacances de Saint-Nizier ne réouvrira pas1Affirmation qui ne semble pas étayée pour l’heure., les tarifs du périscolaire, de la cantine et de la piscine ont augmenté… et ce n’est qu’un début », déclarait ainsi le collectif dans son invitation. Des formules proches de celles de l’opposition, qui ne manque pas de soutenir (et de participer) au mouvement.












