La Métro et Un toit pour tous lancent un appel aux bénévoles pour la Nuit de la solidarité

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Le Grand challenge le plus grand parcours d

FIL INFO – En lien avec l’association Un toit pour tous, Grenoble-Alpes Métropole organise une Nuit de la solidarité le mercredi 30 janvier. Elle recherche à cet effet des bénévoles pour participer à des maraudes, visant à mieux connaître le profil et le nombre réel de personnes sans-abris sur Grenoble et son agglomération. Et, en premier lieu, des « invisibles », qui échappent au radar des dispositifs d’accompagnement. 

 

 

L'appel aux bénévoles pour la Nuit de la solidarité © Grenoble-Alpes Métropole

L’appel aux bénévoles pour la Nuit de la solidarité © Grenoble-Alpes Métropole

C’est une première en Isère : Grenoble-Alpes Métropole, en lien avec Un toit pour tous, organise une Nuit de la solidarité, le mercredi 30 janvier.

 

À cet effet, l’association lance un appel aux bénévoles, invités à rejoindre les équipes qui parcourront Grenoble et son agglomération à la rencontre des personnes sans domicile. Les inscrits se retrouveront à 18 heures pour suivre une petite formation, avant leur départ à pied dans les rues de la ville.

 

Il ne s’agit pas pour autant de maraudes “classiques”, telles que celles réalisées par le Samu social ou le collectif Help SDF. L’objectif de la Nuit de la solidarité est de mieux connaître le profil des hommes et des femmes, parfois avec enfants, en grande précarité.

 

« De nombreuses personnes en situation d’errance restent invisibles ou méconnues », explique en effet Un toit pour tous. Des invisibles qui n’ont souvent pas connaissance des aides ou des dispositifs pouvant les accompagner.

 

 

Des expériences concluantes à Paris et Metz

 

Le but est également de contribuer à la mise en place des politiques de logement menées par la Métropole. « Cette enquête a vocation à produire des effets sur la construction des politiques publiques en termes d’accès au logement notamment », écrit ainsi Grenoble-Alpes Métropole dans la définition du projet de Nuit de la solidarité. Le besoin de connaissance du terrain est d’autant plus nécessaire que la Métro participe au plan gouvernemental Logement d’abord.

 

Au cours d'une maraude du Samu Social. La Nuit de la solidarité, pour sa part, veut surtout mieux identifier le public en grande précarité sur l'agglomération grenobloise © Romain Chevalier - Vinci

Au cours d’une maraude du Samu Social. La Nuit de la solidarité, pour sa part, veut surtout mieux identifier le public en grande précarité sur l’agglomération grenobloise © Romain Chevalier – Vinci

 

La Nuit de la solidarité n’est pas un concept nouveau : les villes de Paris et de Metz ont déjà organisé des rendez-vous similaires en 2018. La capitale renouvelle par ailleurs l’initiative cette année. Et pour cause : l’initiative aurait identifié, selon Marianne, « soixante fois plus de SDF » que ne l’annoncent les chiffres gouvernementaux. À Metz, les 300 bénévoles impliqués ont également permis une meilleure appréhension du nombre de sans-abris, relate La Semaine.

 

 

Les informations récoltées seront rendues publiques

 

Le principe de la Nuit de la solidarité est simple : au cours de leur maraude, les équipes présentent un questionnaire aux sans-abris rencontrés. Chaque personne est libre de répondre ou non, avec l’assurance de son anonymat. Les informations collectées seront, par la suite, traitées par les services de la Métro, avant d’être rendues publiques. Hors frais logistiques, le budget global de l’opération est estimé à environ 45 000 euros.

 

Le collectif grenoblois Help SDF effectue également des maraudes pouv venir en aide aux personnes en grande précarité © Anaïs Mariotti - Place Gre'net

Le collectif grenoblois Help SDF effectue également des maraudes pour venir en aide aux personnes en grande précarité. © Anaïs Mariotti – Place Gre’net

 

Comment participer ? Les volontaires sont invités à remplir le formulaire d’inscription en ligne. En précisant notamment, pour les besoins de composition des équipes, s’ils possèdent une expérience dans le domaine du social, le type de mission auquel ils préfèrent participer, ou le secteur sur lequel ils souhaitent intervenir. Tous les profils sont les bienvenus, à condition d’avoir au moins 18 ans et, naturellement, d’accepter de s’inscrire dans une démarche éthique respectueuse des personnes.

 

FM

 

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