EN BREF – Un bus de la ligne C7 a été visé par plusieurs tirs d’armes à feu au niveau du terminus Comboire, à Échirolles, dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 avril 2024. Heureusement, aucun passager n’était à bord et le conducteur est ressorti indemne. Une enquête a été ouverte, tandis que tous les conducteurs et autres salariés de M Tag exercent leur droit de retrait.
Les salariés de M Tag appliquent leur droit de retrait
FO M Tag l’a annoncé, mardi 23 avril, vers 10 h 30 : « Tous les conducteurs et conductrices ainsi que les contrôleurs et les salariés des agences mobilités appliquent leur droit de retrait. C’est officiel. » Une information confirmée par M Tag, dans un communiqué diffusé mardi midi.
Aucun bus ni tramway ne devrait donc circuler dans la journée de mardi sur le réseau, dans l’ensemble de la métropole grenobloise. « Les agences de Grand’Place et SMO (boulevard Vallier) sont également fermées temporairement« , indique la direction. « Seules les lignes affrétées fonctionnent encore ce jour« , ajoute-t-elle.
[Encadré ajouté le 23 avril 2024 à 10 h 42, et mis à jour à 14 h 25]
[Article publié le 23 avril 2024 à 10 h 15 et mis à jour à 17 h 37 avec ajout encadré réaction de la préfecture] Les faits se sont produits peu avant minuit, lundi 23 avril 2024, au niveau du terminus de la ligne C7 dans la zone commerciale Comboire, à Échirolles. Le bus n°3409 de la Tag a été visé par plusieurs coups de feu alors qu’il se trouvait à l’arrêt. « Après constatations de la police nationale, il s’agirait de sept tirs avec des balles dont le calibre n’est pas encore identifié« , ont indiqué le Syndicat du transport et FO M Tag sur les réseaux sociaux.

Un bus de la ligne C7 a été touché par plusieurs coups de feu au terminus Comboire, à Echirolles, peu avant minuit, lundi 23 avril 2024. © FO M Tag
Les tirs ont touché la partie arrière du bus, brisant notamment une vitre. Le conducteur, seul à bord et alors en pause, est indemne, mais extrêmement choqué. Celui-ci s’est réfugié derrière le terminus, avant d’être évacué et mis en sécurité. Aucun blessé n’est heureusement à déplorer par ailleurs, le bus ne transportant pas de voyageurs.
Tous les salariés de M Tag invités à « exercer leur droit de retrait »
La police, alertée, s’est rendue sur les lieux pour procéder aux constatations, inspectant le bus et les impacts de balles. Des agents de la police nationale et de la police scientifique se trouvaient encore sur place, mardi matin. « Plusieurs impacts traversants et des morceaux de métal ou ogives ont été trouvés à l’intérieur« , note la Direction interdépartementale de la police nationale de l’Isère (DIPN 38). Une enquête a aussitôt été ouverte.
« Pour demain [mardi] matin, la C7 sera limitée à Colonel Manes jusqu’à nouvel ordre« , ont précisé FO et le Syndicat du transport M Tag dans la nuit. « Nous apportons notre plein soutien à notre collègue qui, par miracle, s’en sort sain et sauf« , a ajouté ce dernier. Un conducteur toujours « très choqué » au lendemain de cet incident, selon FO.
Les syndicats de M’Tag lancent désormais un avertissement. Estimant que « la limite est franchie« , le Syndicat du transport attend maintenant « des actes forts« . « Suite aux événements très graves de la nuit, décision a été prise par les élus FO de la CSSCT (Commission santé, sécurité et conditions de travail) d’inviter tous les salariés de M Tag à exercer leur droit de retrait« , annonce FO, mardi 23 avril au matin.
Renforcement de la présence policière « sur les lignes les plus sensibles »
Le préfet de l’Isère a réuni, mardi 23 avril au matin, les représentants des forces de l’ordre et de la direction de M Tag « pour identifier les mesures immédiates et de moyen terme« , indique la préfecture dans un communiqué. Louis Laugier « condamne fermement cet acte d’agression délibéré et qui aurait pu être dramatique pour les agents du service public« .
Parmi les premières annonces, dès mercredi 24 avril au matin, « le dispositif dédié d’une brigade de transport en commun de la police nationale sera déployé sur les lignes les plus sensibles, dont celle qui a fait l’objet de tirs » lundi soir. Un renforcement du déploiement de vidéoprotection sera également mis « à l’ordre du jour des prochaines instances« .
La préfecture rappelle par ailleurs que le procureur de la République de Grenoble Éric Vaillant a ordonné l’ouverture d’une enquête. Ceci « afin d’identifier rapidement les auteurs de cet acte irresponsable et délibérément dangereux« , explique-t-elle.
[Encadré ajouté le 23 avril 2024 à 17 h 37]











2 réflexions sur « Échirolles : un bus de la Tag touché par plusieurs tirs d’arme à feu, les conducteurs exercent leur droit de retrait »
Bonsoirs, voilà je reste choqué que les personne qui on tirer, sur le bus, soit encore et toujours a l’air libres.
Moi, je trouves ça normal que les chaufffeur des bus, trams, soit en COLERES, et qu’il on comme même le droit de retrait
l’État de droit doit revenir en France et mettre pour 10 ans tous ces gens dangereux en prison