Jugé pour diffamation publique envers les placiers de Grenoble, Le Dauphiné libéré se défend… sans témoins

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REPORTAGE – Suite à la parution de deux articles, l’un dans Le Dauphiné libéré, l’autre dans le journal de l’Union de quartier Berriat-Saint-Bruno-Europole, six placiers du service de la Ville de Grenoble se sont constitués partie civile dans leur plainte contre X pour « diffamation publique ». L’audience avait lieu ce mercredi 19 décembre.

 

 

Aucun des témoins de l'article du Dauphiné libéré accusant les placiers de corruption ne s'est présenté au tribunal correctionnel. Verdict le 23 janvier.Tribunal correctionnel de Grenoble © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Tribunal cor­rec­tion­nel de Grenoble. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel exa­mi­nait, ce mer­credi 19 décembre, l’affaire oppo­sant les pla­ciers de la Ville de Grenoble à Christophe Tostain, direc­teur de publi­ca­tion du Dauphiné libéré.

 

Le jour­nal de l’Union de quar­tier Berriat-Saint-Bruno-Europole a pour sa part échappé à la jus­tice car les faits étaient pres­crits au moment du dépôt de la plainte, le 16 juin 2017.

 

 

Des placiers en colère qui réclament réparation

 

Les pla­ciers de la Ville de Grenoble sont très remon­tés contre les auteurs de ces deux articles concer­nant leur pro­fes­sion. Profession qui consiste à attri­buer quo­ti­dien­ne­ment aux com­mer­çants non séden­taires des empla­ce­ments déli­mi­tés et, en fonc­tion de l’emprise de l’é­tal, à encais­ser le paie­ment pour le droit de place.

 

"Vous ne pouvez pas imaginer comment on peut brasser de l'argent quand on est placier" Extrait d'un témoignage d'un ancien placier dans l'enquête du Dauphiné libéré en ligne et dans ses pages, le 14 avril 2017

« Vous ne pou­vez pas ima­gi­ner com­ment on peut bras­ser de l’argent quand on est pla­cier » Extrait d’un témoi­gnage d’un ancien pla­cier dans l’en­quête du Dauphiné libéré, en ligne et dans ses pages, le 14 avril 2017

Ces articles ont en effet enta­ché leur répu­ta­tion, affirment les pla­ciers. Dans ceux-ci, et notoi­re­ment dans celui publié par Le Dauphiné libéré, des témoins ano­nymes ainsi qu’une pro­duc­trice qui a bien voulu être citée, affirment que cer­tains « se font grais­ser la patte » par des com­mer­çants, moyen­nant une bonne place sur les mar­chés.

 

Des pro­pos men­son­gers et dif­fa­ma­toires, dénoncent les pla­ciers, qui réclament répa­ra­tion pour le pré­ju­dice moral.

 

Car le mal est fait, tem­pête leur avo­cat, Maître Bernard Boulloud. Depuis la sor­tie de ces articles, les pla­ciers font à lon­gueur de temps l’objet de moque­ries et de réflexions déso­bli­geantes.

 

 

« Les témoins m’ont tous claqué entre les mains »

 

[…]
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