Scission chez les ex-frondeurs à Grenoble : le nouveau groupe Place publique et GDES se renvoient la responsabilité

Scission chez les ex-frondeurs à Grenoble : le nouveau groupe Place publique et GDES se renvoient la responsabilité

FOCUS – Anouche Agobian, Maxence Alloto et Barbara Schuman ont présenté, lundi 22 avril 2024, leur nouveau groupe, Place publique social démocrate, à la Ville de Grenoble, récemment créé. Les trois élus quittent ainsi Grenoble démocratie écologie et solidarité (GDES), qui réunissait les sept anciens frondeurs, exclus de la majorité en 2023. Une scission qu’ils justifient par des divergences avec deux de leurs ex-collègues. Lesquels les accusent en retour de diviser la gauche. Prochain objectif pour les militants de Place publique : la campagne des européennes, derrière Raphaël Glucksmann.

[Article publié le 23 avril 2024 à 18 h 18 et mis à jour le 24 avril 2024 à 16 h 48 avec encadré réaction de GDES] Seront-ils plus forts à trois qu’à sept ? Au niveau arithmétique, la réponse n’a rien d’évidente mais Anouche Agobian, Maxence Alloto et Barbara Schuman en sont convaincus – sans toutefois exclure d’accueillir d’autres conseillers. Entourés du référent départemental de Place publique, Charles Priou, les trois élus ont expliqué, lundi 22 avril 2024, les raisons de la création du groupe Place publique social démocrate à la Ville de Grenoble, et donc de la scission au sein de GDES.

Grenoble : scission chez GDES, un groupe Place publique créé

Maxence Alloto, Barbara Schuman et Anouche Agobian, anciens membres de GDES et désormais élus de Place publique social démocrate, aux côtés de Charles Priou, référent départemental du parti. © Manuel Pavard – Place Gre’net

Ce dernier aura ainsi tenu à peine un an en l’état. Le groupe avait été fondé en mai 2023 par ceux que l’on appelait alors “les sept frondeurs” ou “les sept exclus”. La suite logique de leur éviction de la majorité, deux mois auparavant, pour avoir critiqué, en plein conseil municipal, la hausse des taux de taxe foncière. Mais eux qui « pensaient alors avoir scellé quelque chose ensemble » ont déchanté, découvrant de « véritables dissensions », regrette Anouche Agobian.

« Des divergences concrètes avec Pascal Clouaire et Amel Zenati »

Comment situer cet épisode dans le contexte actuel de recomposition de la gauche grenobloise, à deux ans des prochaines municipales ? Maxence Alloto n’en fait pas le cœur de leur réflexion mais évoque le sujet entre les lignes, opposant « l’ambition collective » à « l’ego surdimensionné » de certains. « On ne choisit pas une personne mais des idées, des valeurs, un projet, et après, on verra qui, demain, pour l’incarner », lance-t-il. « Ne faisons pas les étapes inverses. »

Qui vise-t-il à ce sujet ? Maxence Alloto pointe « des divergences concrètes avec Pascal Clouaire et Amel Zenati » ainsi qu’une « différence d’approche de la vie politique » avec leurs deux anciens collègues, soupçonnés de davantage « penser à leur destin personnel ». En revanche, l’ex-adjoint aux commerces assure n’avoir eu « aucune difficulté à travailler collectivement avec Laure Masson et Hakim Sabri », et rester ouvert à la discussion avec eux.

Poursuivez votre lecture

Il vous reste 77 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.

Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous

Manuel Pavard

Auteur

2 réflexions sur « Scission chez les ex-frondeurs à Grenoble : le nouveau groupe Place publique et GDES se renvoient la responsabilité »

  1. On sait donc maintenant ce que signifiait réellement « Grenoble en commun ».
    Un agrégat de personnes en désaccord entre elles sauf sur une chose, la seule à être « en commun » : être au pouvoir, et y rester.
    Et le pire, c’est qu’ils vont refaire la même arnaque sous un autre nom bidon aux prochaines municipales, en se groupant derrière un nouveau kaiser car Eric Piolle sera officiellement parti (après avoir été intéri-maire pendant 7 ans au seul service de lui-meme mais en étant grassement payé par les Grenoblois).

    sep article
  2. Écoutez, je ne voudrais pas être inutilement blessant, mais tout cela fait quand même penser à a une bande de branquignols….D’accord, au niveau local, on ne s’attend pas à ce que nos élites politiques soient tous des « hommes d’état », mais nous citoyens avons l’impression qu’ils jouent des tragi-comédie….au niveau Grenoble et peut-être encore plus au niveau de la Métropole.

    sep article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

A lire aussi sur Place Gre'net

Européennes 2024 : Place publique et le PS lancent leur campagne commune en Isère derrière Raphaël Glucksmann

FOCUS - Les fédérations iséroises de Place publique et du Parti socialiste ont lancé officiellement, vendredi 5 avril 2024, à Grenoble, leur campagne pour les Lire plus

Européennes 2024 : Place publique porte « une gauche de projet » avec Glucksmann pour éviter le « match RN-Renaissance »

FOCUS - Les militants isérois de Place publique ont lancé, début février, leur campagne pour les élections européennes du 9 juin 2024, où ils devraient Lire plus

Les élus GDES de Grenoble demandent la présidence de la commission des Finances au nom des préconisations d'Anticor
Les élus GDES de Grenoble demandent la présidence de la commission des Finances au nom des préconisations d’Anticor

FLASH INFO - Très virulent lors du conseil municipal du lundi 25 septembre 2023, le groupe d'opposition de la Ville de Grenoble GDES (Grenoble démocratie Lire plus

De gauche à droite : Maxence Alloto, Amel Zenati et Hakim Sabri. © Joël Kermabon - Place Gre'net
Conseil municipal de Grenoble : les élus évincés de la majorité vont plaider pour ramener le taux de la taxe foncière à 15 %

FOCUS - Le groupe d'opposition de gauche Grenoble démocratie écologie solidarité (GDES) va plaider pour ramener à 15 % le taux de la taxe foncière Lire plus

Les sept élus du nouveau groupe « Grenoble démocratie écologie solidarité » attaquent en justice l’abrogation de leurs délégations

FOCUS - Les sept élus2Anouche Agobian, Maxence Alloto, Pascal Clouaire, Laure Masson, Hakim Sabri, Barbara Schuman et Amel Zenati exclus de la majorité grenobloise pour Lire plus

Exclusion des sept élus de la majorité de Grenoble : « Éric Piolle fait comme Emmanuel Macron, avec une forme de 49.3 »

FOCUS - Après avoir annoncé, la veille, leur exclusion de la majorité grenobloise, les sept élus (Anouche Agobian, Maxence Alloto, Pascal Clouaire, Laure Masson, Hakim Lire plus

Flash Info

|

02/11

20h16

|

|

01/11

20h03

|

|

29/10

18h55

|

|

29/10

12h28

|

|

26/10

12h48

|

|

24/10

11h01

|

|

23/10

9h54

|

|

22/10

18h59

|

|

22/10

18h17

|

|

21/10

12h54

|

Les plus lus

Société| « On ne lâche rien » les Gilets jaunes appellent à un acte III de la mobilisation samedi 31 octobre à Grenoble

Politique| Grenoble : Allan Brunon perd la vice-présidence de la commission des finances sur fond de tensions entre LFI et la majorité

À voir| Grenoble : importante mobilisation contre la vie chère mais une journée émaillée de violences et de pillages

Agenda

Je partage !