L’association des Jeunes diabétiques de l’Isère pointe l’urgence à faire évoluer le système de santé

sep article



FIL INFO – L’association des Jeunes diabétiques de l’Isère monte une nouvelle fois au créneau. Non pour alerter sur le manque de moyens au CHU de Grenoble, en grande partie comblés depuis cette année, mais sur la nécessaire urgence à faire évoluer le système de santé en France et la prise en charge de la maladie. Le diabète de type 1 touche de plus en plus d’enfants, et de plus en plus jeunes.

 

 

 

Médecins, personnel soignant, hopital couple enfant, CHU La tronche© Chloé Ponset - Place Gre'net

Hôpital couple enfant, CHU de Grenoble © Chloé Ponset – Place Gre’net

Les asso­cia­tions de patients et familles de patients atteints du dia­bète de type 1 montent au cré­neau. A l’oc­ca­sion ce 14 novembre de la jour­née mon­diale du dia­bète, elles dénoncent une nou­velle fois la dégra­da­tion du par­cours de soins en France et l’ur­gence à réfor­mer le sys­tème de santé, notam­ment la prise en charge de cette mala­die qui touchent de plus en plus d’en­fants, et de plus en plus jeunes.

 

Les cas de dia­bète de type 1 – dia­bète insu­lino-dépen­dant, ancien­ne­ment appelé aussi dia­bète sucré   –, aug­mentent en France de 4,5 % par an. L’incidence de cette mala­die méta­bo­lique dont les causes exactes res­tent incon­nues, était de 7,4 pour 100 000 jeunes de moins de 20 ans en 1988. Elle est pas­sée à 19 en 2015. Elle touche aussi des patients de plus en plus jeunes, impo­sant une prise en charge spé­ci­fique : 26 % avaient moins de cinq ans lorsque la mala­die a été diag­nos­ti­quée.

 

 

Un suivi trimestriel pas toujours effectué faute de moyens

 

En face, les effec­tifs médi­caux et para­mé­di­caux ne suivent pas. Une enquête menée en 2018 par l’as­so­cia­tion Aide aux jeunes dia­bé­tiques (ADJ) et la société fran­çaise d’en­do­cri­no­lo­gie et dia­bé­to­lo­gie pédia­trique (SFEDP) auprès de 120 ser­vices hos­pi­ta­liers de pédia­trie montre que 30 % d’entre eux ne pou­vaient assu­rer le suivi tri­mes­triel recom­mandé faute de moyens. Quand 20 % ont été confron­tés à un arrêt de tra­vail pour épui­se­ment pro­fes­sion­nel ces cinq der­nières années.

 

Au ser­vice de dia­bé­to­lo­gie pédia­trique du CHU de Grenoble, le nombre de jeunes pris en charge est passé de 60 à 250 en quinze ans. Sans que l’é­quipe médi­cale et para-médi­cale ne soit mise à niveau… jus­qu’à cette année.

 

urgences pédiatriques du CHU à Grenoble © Patricia Cerinsek

Urgences pédia­triques du CHU à Grenoble © Patricia Cerinsek

Il a fallu l’arrêt-mala­die pour burn-out des deux pédiatres dia­bé­to­logues et la mobi­li­sa­tion des familles de patients relayées par l’as­so­cia­tion des Jeunes dia­bé­tiques de l’Isère (JDI), pour que la direc­tion de l’hô­pi­tal, en par­tie renou­ve­lée depuis sep­tembre, accorde plus de moyens au ser­vice pédia­trique de dia­bé­to­lo­gie-endo­cri­no­lo­gie.

 

Depuis, les deux méde­cins ont repris leur poste à temps par­tiel. Un dia­bé­to­logue sup­plé­men­taire est venu étof­fer l’é­quipe médi­cale en novembre, aux­quels s’a­joutent une pué­ri­cul­trice et un interne per­met­tant d’as­su­rer à nou­veau le suivi de tous les patients au CHU. De quoi satis­faire l’as­so­cia­tion pour qui les demandes ont été « plu­tôt enten­dues ».

 

« Même si l’é­quipe n’est tou­jours pas au niveau des recom­man­da­tions  de la Haute Autorité de Santé, nous avons bon espoir dans la nou­velle équipe de direc­tion pour sou­te­nir les pro­jets en cours », sou­lignent les Jeunes dia­bé­tiques de l’Isère.

 

 

PC

 

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
commentez lire les commentaires
1693 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.