Révision des astreintes : les agents municipaux de Grenoble en grève les 13 et 16 octobre

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Les agents municipaux de Grenoble déposent deux préavis de grève pour les 13 et 16 octobre, en signe de protestation contre la refonte à venir du traitement de leurs astreintes.

 

 

Des agents des espaces verts s'activent autour des plantations. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les agents des espaces verts sont notam­ment concer­nés par la modi­fi­ca­tion de la rému­né­ra­tion des astreintes. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Les syn­di­cats FO et CGT de la Ville de Grenoble ont déposé deux pré­avis de grève pour les jour­nées du ven­dredi 13 et du lundi 16 octobre. Un mou­ve­ment impli­quant, indiquent les textes des pré­avis, « l’en­semble des agents des ser­vices concer­nés par la modi­fi­ca­tion de la rému­né­ra­tion des astreintes ».

 

Les ser­vices en ques­tion ? La tran­si­tion éner­gé­tique, la res­tau­ra­tion et les moyens tech­niques, les espaces verts, la pro­preté urbaine, la police muni­ci­pale, la direc­tion des sports, l’é­vè­ne­men­tiel et l’in­ter­ven­tion de proxi­mité, détaillent les syn­di­cats dans un com­mu­ni­qué.

 

 

Une perte de 120 à 200 euros par mois, affirment les syndicats

 

 

Sherif Boutafa, délégué FO à la ville de Grenoble et candidat à la candidature LREM aux municipales de Grenoble en 2020.

Sherif Boutafa, délé­gué FO à la ville de Grenoble. DR

Motif de leur colère : la « refonte du péri­mètre et de la rému­né­ra­tion des astreintes », telle que pré­sen­tée par le comité tech­nique de la Ville de Grenoble au début du mois d’oc­tobre. Un rap­port qui note que la prise en charge des astreintes des agents ne cor­res­pond pas aujourd’­hui au cadre légal. « Ils sont au-delà d’un paie­ment nor­mal des astreintes », résume le délé­gué FO de la Ville Cherif Boutafa.

 

À la volonté de se mettre « en confor­mité avec les textes », le comité tech­nique ajoute que « l’évolution des besoins de la col­lec­ti­vité néces­site une refonte du péri­mètre des astreintes en place ». Mais c’est bien la révi­sion du trai­te­ment des astreintes qui inquiète les syn­di­cats. Celle-ci pour­rait ame­ner, estiment-ils, à une perte de salaire de 120 à 200 euros par mois pour les agents. La réforme doit entrer en vigueur le 1er décembre 2017.

 

 

Le « mépris » de l’administration générale

 

 

« Les agents de ces ser­vices avec l’in­ter­syn­di­cale ont demandé de sur­soir à cette déci­sion, afin de trou­ver une solu­tion de com­pen­sa­tion », expliquent encore la CGT et FO. Une demande trai­tée avec « mépris » par l’ad­mi­nis­tra­tion géné­rale, ce qui les aurait « conduit à quit­ter la table de négo­cia­tions où rien n’a­vait l’in­ten­tion d’être négo­cié », affirment-ils.

 

« Les désa­gré­ments occa­sion­nés (pas de remise en route du chauf­fage dans les équi­pe­ments de la Ville de Grenoble, fer­me­ture des pis­cines, fabri­ca­tion des repas, consé­quences sur le patri­moine muni­ci­pal…) relè­ve­ront de la seule et unique res­pon­sa­bi­lité de la muni­ci­pa­lité et de la direc­tion géné­rale », écrivent les syn­di­cats, avant de conclure en deman­dant une ren­contre avec le maire de Grenoble Éric Piolle.

 

FM

 

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