Rassemblement devant Ecopla pour empêcher le déménagement des machines

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Les ex-Ecopla le craignaient et avaient fait circuler le mot : des camions italiens du repreneur Cuki Cofresco risquaient de venir chercher les machines sur le site de l’usine Ecopla à Saint-Vincent-de-Mercuze. Ça y est, ils sont arrivés ce mardi 20 décembre. Pour s’opposer au déménagement, les anciens salariés de l’usine appellent à un rassemblement.

 

 

« Il y a un gros risque dans les pro­chains jours que notre outil de tra­vail soit démé­nagé en mode fur­tif en Italie. Ce ne serait pas un beau cadeau de Noël, sur­tout que des négo­cia­tions sont en cours ! Pourriez-vous svp nous pré­ve­nir si vous voyez des camions ou tout démé­na­ge­ment inha­bi­tuel ? Celui-ci peut s’effectuer la nuit, le jour, le wee­kend. »

 

Tel est le cour­riel qui a cir­culé ces der­niers jours entre les anciens sala­riés de l’u­sine, inquiets que le groupe ita­lien Cuki Cofresco, repre­neur de l’u­sine, vienne récu­pé­rer les machines du site. Et ce matin, deux camions sont effec­ti­ve­ment venus.

 

 

 

Les fichiers clients récupérés ?

 

 

Christophe Chevalier, délé­gué CGT, explique la situa­tion : « On a été pré­ve­nus par les habi­tants de Saint-Vincent. On ne sait pas ce qu’ils sont venus faire : l’un est reparti, et l’autre est à l’in­té­rieur du bâti­ment. » L’information a en tout cas vite cir­culé sur les réseaux sociaux…

 

 

 

 

Le pre­mier camion serait reparti vide, selon les infor­ma­tions obte­nus par les syn­di­ca­listes auprès des gen­darmes. Mais Christophe Chevalier n’y croit pas, et craint sur­tout que les fichiers clients de l’en­tre­prise aient pu être récu­pé­rés. Les ex-Ecopla sont encore dans le flou, n’ayant pas pu entrer dans l’u­sine pour le moment.

 

 

 

Rassemblement en cours devant l’usine

 

 

Un ras­sem­ble­ment d’une cen­taine de per­sonnes – « mais ça arrive encore », pré­cise le délé­gué CGT – est en cours devant l’u­sine. « Ce ne sont pas les sala­riés qui ont demandé à être ici, [c’est de la faute des] action­naires et [d]es patrons qui ont pillé cette entre­prise. On veut sim­ple­ment récu­pé­rer notre outil de tra­vail, et faire ce qu’on sait faire, et retrou­ver notre vie de famille et notre vie sociale. »

 

 

 

 

Les anciens sala­riés crai­gnaient d’au­tant plus l’in­ter­ven­tion de la société ita­lienne qu’ils avaient pour pro­jet de blo­quer le site au mois de jan­vier, leur pro­jet de Scop ayant été reto­qué par la jus­tice. « Bloquer l’u­sine, c’é­tait pour faire avan­cer des négo­cia­tions en cours, et si on avait trouvé un accord, on aurait annulé cette jour­née », jus­ti­fie Christophe Chevalier.

 

« Mais, conclut-il, on a affaire à un concur­rent qui fait ça en lou­cedé [dis­crè­te­ment, ndlr], sans pré­ve­nir per­sonne, sans pré­ve­nir le liqui­da­teur qui est pro­prié­taire des murs. Donc on sait à qui on doit par­ler, et com­ment on va leur par­ler. » Au moment où nous publions ces lignes, le liqui­da­teur judi­ciaire vient tout juste d’ar­ri­ver sur place.

 

 

FM

 

 

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Commentaires 1
  1. le « pro­jet de Scop ayant été reto­qué par la jus­tice. »

    Il faut dire que « la jus­tice » c’est d’a­bord le tri­bu­nal de com­merce qui pri­vi­lé­gie les patrons plu­tôt que les sala­riés. Si l’argent du rachat per­met de payer quelques dettes, le licen­cie­ment des sala­riés ne pèse pas lourd à côté.
    Si l’emploi pré­va­lait, c’est le pro­jet de scop qui aurait été choisi.
    Et après, cer­tains viennent pleu­rer qu’il n’y a bien­tôt plus d’u­sines en France ?
    Soutien total aux sala­riés repre­neurs.

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