ENTRETIEN – Semaine riche en émotions pour l’élu municipal et départemental Olivier Bertrand. Alors qu’il jubilait de la victoire écologiste du rejet de l’aménagement de l’Esplanade de Grenoble, il s’est laissé surprendre par la décision d’André Vallini de lui retirer sa délégation aux nouvelles mobilités. Il dénonce la « gestion hégémonique » du président du Conseil général de l’Isère et présente la politique d’urbanisme que souhaiteraient mener les écologistes à Grenoble.

© Nils Louna / placegrenet.fr
Formé au management des politiques locales à l’Institut d’urbanisme de Grenoble, Olivier Bertrand épouse alors la cause écologiste. Il participe en 1999 au comité de soutien de Daniel Cohn-Bendit pour les élections européennes et rejoint les Verts. Candidat dès 2001 aux élections cantonales de l’Isère, c’est en 2004 qu’il obtient son premier mandat de conseiller général sur le canton 1 de Grenoble, avant d’être réélu en 2011. Il est également conseiller municipal d’opposition à Grenoble depuis 2008. En mai dernier, nous vous interrogions sur la position, d’apparence contradictoire, des écologistes par rapport à deux exécutifs socialistes : dans la majorité au Conseil général de l’Isère, mais dans l’opposition au conseil municipal de Grenoble. La situation est-elle désormais plus confortable, maintenant qu’André Vallini vous a écartés de sa majorité ? Nous avons toujours eu des rapports rugueux avec André Vallini. Dès 2004, lors de mon élection aux cantonales face à Jean-Paul Giraud, un vice-président socialiste sortant, puis au scrutin suivant en 2011, quand une candidate socialiste s’est maintenue face à moi. Il appelait à l’époque à me faire battre. Notre appartenance à la majorité départementale est donc un acte volontariste et non un arrangement politique, car rien ne nous y contraignait.

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Extrait d’ouvrage choisi par Olivier Bertrand « Le mythe de Sisyphe » d’Albert Camus :– Consultez ici les autres entretiens politiques du Dimanche de Place Gre’net.« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de philosophie. » La conviction qu’il en tire Camus est mon auteur de référence. Je reviens régulièrement à son œuvre très diversifiée. Il n’est pas uniquement un philosophe, il dessine une philosophie de vie. Son œuvre est une béquille qui aide à vivre. Cela passe notamment par l’engagement individuel – et non individualiste – pour la cause commune. Il est rare de rentrer dans une œuvre philosophique aussi brutalement qu’avec cette première phrase.











