FOCUS – La journée du 22 septembre 2026 a marqué la fin de l’occupation du siège de la Métropole de Grenoble. En novembre 2025, 150 personnes avaient investi ses locaux, après avoir été expulsées de logements squattés d’Actis dans le quartier de la Villeneuve. Une action suivie de dix mois de mobilisation, au cours desquels les occupants ont tous obtenu des solutions d’hébergements. Si l’ambiance était à la fête, les représentants des occupants et de l’association Droit au logement indiquent d’ores et déjà que le combat va continuer, en particulier pour d’autres familles sans papiers.
L’ambiance était à la fête et à la célébration devant le siège de la Métropole de Grenoble, le mardi 22 septembre 2026 au soir. Plusieurs dizaines de personnes saluaient la fin de l’occupation des locaux, alors que les derniers ménages s’étaient vu proposer des solutions d’hébergement. Soit la conclusion d’une action qui aura duré dix mois ayant fortement impliqué l’intercommunalité et plusieurs de ses communes. Le tout à cheval sur deux mandatures, avec les élections de Laurence Ruffin à Grenoble et de Guillaume Lissy à la Métropole.
Le 19 novembre 2025, 150 personnes avaient pénétré dans le siège de la Métropole, place André-Malraux à Grenoble, pour occuper les lieux, avec l’appui du Droit au logement (Dal) 38. Les occupants en question ? Des familles, des hommes seuls, dont un certain nombre de livreurs à vélo, sans solution de logement après avoir été expulsés des appartements squattés d’Actis, quartier Villeneuve à Grenoble. Au-delà de ses réalités sociales complexes, l’occupation allait rapidement prendre une forte dimension symbolique… mais aussi des allures de feuilleton.
Les occupants relogés dans des logements « vides depuis des années »
« Ce combat a été long et difficile. Il y a eu les rassemblements, les “métros tour”, les manifestations, les interventions en conseil métropolitain, les conférences de presse… Nous avons traversé les saisons et nous avons manifesté par tous les temps », ont rappelé devant la Métropole les représentants des occupants. « C’est grâce à notre détermination, notre organisation et à la solidarité que le combat a pu tenir dans le temps et que nous avons pu résister et gagner ! », se sont-ils félicités.
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