FOCUS – Alors que le parquet de Valence indique ne pas avoir inscrit le dossier concernant le délit présumé de concussion impliquant Éric Piolle et Élisa Martin, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble s’adresse directement au parquet national financier. Dans un courrier daté du 15 septembre 2026, son président Clément Chappet demande au PNF de se saisir du dossier, en dénonçant un « enlisement » susceptible de nourrir « un sentiment d’impunité incompréhensible ».
« Avec l’enlisement de ce dossier, un sentiment de défaillance s’installe : celui d’une justice qui, face à des personnalités politiques, prend un temps dont ne bénéficierait pas n’importe quel justiciable. » C’est ainsi que le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble, par la voix de son président Clément Chappet, s’adresse au parquet national financier dans un courrier en date du 15 septembre 2026. Le dossier en question ? Celui du délit présumé de concussion impliquant l’ancien maire écologiste de Grenoble Éric Piolle et la députée insoumise de l’Isère Élisa Martin.

De gauche à droite, Clément Chappet, Émilie Chalas, Pierre-Édouard Cardinal et Brigitte Boer, élus de l’opposition Réconcilier Grenoble au conseil municipal. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Au mois d’août, le conseiller municipal d’opposition (et avocat) grenoblois Thierry Aldeguer avait en effet écrit au procureur de la République de Valence pour lui demander l’état d’avancement de la procédure, laquelle avait été « dépaysée » en 2025. Réponse ? À ce jour, le dossier n’est tout simplement pas inscrit au parquet. « Les investigations des services d’enquête sont probablement toujours en cours, la procédure sera transmise et enregistrée au parquet une fois ces investigations terminées », ajoutaient les services du tribunal.
« Comment ne pas s’interroger sur ce nouvel enlisement ? »
« Autrement dit, deux ans après l’ouverture de la procédure, le dossier demeure introuvable », traduit dans son courrier Réconcilier Grenoble. L’ouverture de l’enquête date en effet de juin 2024, après la parution d’un article du Canard enchaîné affirmant que l’ancien collaborateur d’Éric Piolle, Enzo Lesourt, avait été contraint de reverser une partie de sa rémunération à Élisa Martin, alors première adjointe et mécontente de ses émoluments. La pratique, illicite, aurait duré de janvier 2017 à juin 2020. Deux ans plus tard, Élisa Martin allait être élue députée LFI sur la troisième circonscription de l’Isère.
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2 réflexions sur « Dossier Piolle-Martin en déshérence à Valence : le parquet national financier appelé à se saisir de l’affaire »
Si vous êtes de droite, les affaires sont VITE traitées par des » juges ».
Si vous êtes de gauche/LFI, comme par hasard, le/ les dossiers » disparaissent » .
Quid de la partialité, ou de l’impartialité ?
Où faut-il aller pour avoir confiance en une » justice »
juste normale ?
Rappelons que LFI doit sa création au candidat Mélenchon et à Elisa Martin, en 2008 avec quelques autres, sous le premier nom de PG.