FOCUS – Alors qu’un nouveau conseil métropolitain se tient le 25 septembre 2026, les élus d’opposition du groupe Réconcilier Grenoble appellent l’intercommunalité à réaliser des économies structurelles. À leurs yeux, la Métro dont la situation budgétaire est critique et pourrait devenir « catastrophique », risque de finir sous tutelle sans maîtrise de ses dépenses et des mesures radicales. Les opposants craignent plus que tout une hausse de la fiscalité qui frapperait les contribuables sans permettre de remédier à la situation.
« On se retrouve avec des élus qui ont sabordé le bateau et doivent aujourd’hui écoper pour tenter de le maintenir à flot. » Ce « bateau » que décrit Clément Chappet, c’est la Métropole de Grenoble. Mercredi 23 septembre 2026, à deux jours de la tenue d’un conseil métropolitain, l’opposant Réconcilier Grenoble à la Ville comme à la Métro a tiré la sonnette d’alarme sur la situation budgétaire de l’intercommunalité, aux côtés des élus Thierry Aldeguer et Jean-Luc Rizzi.
Clément Chappet décrit une situation budgétaire critique. « La trajectoire est catastrophique : l’épargne nette de la Métropole sera négative dès l’an prochain, le seuil d’alerte de la capacité de désendettement, douze ans, sera dépassé la même année et on a une dette qui va exploser pour atteindre plus de 900 millions d’euros d’ici 2030 », annonce l’opposant. Des chiffres, précise-t-il, qui proviennent de la majorité métropolitaine elle-même.
Les élus de droite redoutent une hausse de la fiscalité à la Métropole de Grenoble
Ce que redoute plus que tout le groupe Réconcilier Grenoble ? Que le président de la Métropole Guillaume Lissy et ses élus décident une hausse de la fiscalité. « En 2024, on a eu une augmentation de la cotisation foncière des entreprises et en 2025 une augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Et ils sont déjà en train de travailler sur des hypothèses d’augmentation de la taxe foncière qui pourrait intervenir dès l’année prochaine », affirme Clément Chappet.
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