FOCUS – Une marche « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale » est organisée à Grenoble le samedi 26 septembre 2026, comme dans de nombreuses autres villes de France. Ceci pour répondre à l’appel d’un collectif citoyen, lequel réclame un « plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation » face au réchauffement climatique, financé par des taxes sur les « superprofits des énergies fossiles et de l’armement, et par un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches ».
Une marche « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». C’est l’appel que lance pour le samedi 26 septembre 2026 le Mouvement du 26 septembre (voir encadré), un collectif présenté comme citoyen, dans le but d’interpeller les autorités, et notamment le président de la République via une lettre ouverte, sur la nécessité d’un « plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation » face au réchauffement climatique. À Grenoble, la manifestation partira de la place Victor-Hugo à 14 h 30 et sera suivie d’une assemblée générale.
La mobilisation fait suite à un été particulièrement difficile, avec une canicule quasi omniprésente, une sécheresse particulièrement marquée et des incendies d’une grande intensité, notamment dans le département de la Gironde. « Plusieurs milliers de mètres carrés de forêt [plus précisément 2000 m2, ndlr] partis en fumée dans un incendie à la Bastille, le feu d’artifice du 14 juillet annulé… Grenoble aussi est touchée ! », rappellent les organisateurs de la marche grenobloise.
« Taxer les superprofits des énergies fossiles et de l’armement »
« Les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires, les personnes âgées, celles et ceux qui travaillent dehors ont payé le prix le plus lourd », jugent les auteurs de l’appel grenoblois. Qui précisent leurs demandes : « Les organisateurs et organisatrices exigent trois plans : un plan d’urgence, un plan d’adaptation et un plan d’atténuation, financés par la taxation des superprofits des énergies fossiles et de l’armement, et par un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches ».
Dans sa lettre adressée à Emmanuel Macron, le collectif reprend les propos tenus par le président en 2022 : « Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? », pour mieux les critiquer1Des propos qu’Emmanuel Macron a justifiés par la suite en assurant qu’il évoquait l’accélération des conséquences du changement climatique.. « Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit. Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute. Le Giec avait prédit, depuis 1990. À de nombreuses reprises […] des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques », fustige-t-il.
La lettre fait en outre référence à plusieurs mobilisations. Comme celles des Gilets jaunes sur les ronds-points, « quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat ». Ainsi que les manifestations contre les méga-bassines ou la pétition contre la loi Duplomb. Ou encore les mobilisations « aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine ».
« Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes », poursuit le texte. Ce avant d’attaquer les choix budgétaires réalisés : la réduction du Fonds verts 2De 2,5 milliards en 2024 à 837 millions d’euros en 2026. ou le budget de la sécurité civile en-dessous du milliard d’euros, quand le budget des Armées a augmenté de 6,7 milliards d’euros entre 2025 et 2026. Conclusion : « Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes ».
À l’origine du Mouvement du 26 septembre ?
Le site indique les noms des membres fondateurs, dont beaucoup, ainsi qu’il le précise, proviennent de l’association Bio Consomm’acteurs. Qu’il s’agisse de Benjamin Ball et de Kim Vo Dinh, tous deux membres du conseil d’administration, du directeur de la structure Julien Lucy, ou de son président Julien Kien, par ailleurs adjoint à Lanester en charge des Transitions et de la Culture bretonne. Figurent encore Mathis François Ball3Le fils de Benjamin Ball, l’ancien chef de file des Jeunes pour le climat de Clermont-Ferrand Mattia Geonget, et « l’enseignant militant » nancéen Mehdi Bounaas.












