DÉCRYPTAGE – Si la taxe foncière a été l’un des sujets phares de la campagne des élections municipales de mars 2026 à Grenoble, la nouvelle équipe reste dans la droite ligne de la précédente, au grand dam des propriétaires. Quant à la pénurie de logements, elle est bien loin de diminuer. Face à un marché immobilier sous tension, les positions des propriétaires et de la municipalité diffèrent, là encore, sur les solutions à apporter.
Attention, sujet sensible! La situation immobilière à Grenoble et, en particulier, le niveau très élevé de la taxe foncière dans la capitale des Alpes avaient été au cœur des discussions lors de la campagne des élections municipales de mars 2026. Après l’élection de Laurence Ruffin à la tête de la ville, le débat perdure plus que jamais.
Du côté des propriétaires, représentés par l’Union nationale des propriétaires immobiliers de l’Isère (Unpi 38), on alerte sur une fiscalité de plus en plus lourde, préjudiciable, in fine, à la bonne santé du parc locatif. Tandis que la nouvelle municipalité, par la voix de Mehdi Tadjine, adjoint à l’urbanisme et au logement, met en avant des outils visant à améliorer la qualité du parc locatif et à limiter les abus.
L’Unpi 38 pointe la taxe foncière qui a augmenté de 42 % en cinq ans
Le premier point de tension, au cœur des préoccupations des propriétaires grenoblois, reste plus que jamais la taxe foncière1La taxe foncière est calculée en multipliant le taux d’imposition fixé par la commune par ce que l’on appelle la « valeur locative cadastrale ». Il s’agit de la base imposable du bien.. Selon l’Unpi 38, celle-ci a augmenté de 42 % en cinq ans, atteignant en moyenne 30 € /m2.
« Prenez l’exemple d’une famille monoparentale avec un enfant. Il faut deux chambres. À Grenoble, deux chambres, c’est 50, 60 mètres carrés. Avec une taxe foncière à 30 €/m2, cela représente 1 800 € par an. Or, le revenu médian d’un locataire grenoblois est de 1 600 €. Un calcul simple montre que cela équivaut à un mois de salaire », dénonce l’organisation.

La taxe foncière a augmenté de 42 % en 5 ans à Grenoble selon l’Unpi 38. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Elle pointe du doigt un système injuste et obsolète, basé sur des normes locatives datant des années 1970, qui pénalisent les logements les plus récents et les mieux équipés. « Plus votre logement est confortable, plus vous payez cher. À l’inverse, un logement sans salle de bain ou sans chauffage est moins taxé. C’est absurde ! », souligne-t-elle.
L’Unpi évoque également les disparités entre quartiers : les logements récents, souvent situés en périphérie, supportent une taxe plus élevée que les vieux immeubles du centre-ville, moins bien équipés à l’époque de leur construction.
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3 réflexions sur « Taxe foncière élevée, permis de louer, loyers encadrés… Le point sur l’immobilier à Grenoble »
Ha les vieux retraités aigris qui oublient ce que CarigNON nous avait légué à l’époque… C’est pas beau de vieillir : on finit par oublier et par radoter toujours la même chose.
D’après Se Loger, la valeur du m2 à Grenoble est de 2 639 €, contre 4 029 € à Rennes, ville comparable en population et en activité universitaire. C’est 50% de moins ! Parallèlement, Grenoble perd des habitants alors que Rennes en gagne. Merci Piolle et on voit bien que le projet de L. ruFIn c’est de poursuivre dans la voie du déclin et de l’appauvrissement.
Pendant la dernière séance du Conseil métropolitain du vendredi 22 mai 2026, le colistier LFI de l’adjoint à l’urbanisme de la ville de Grenoble et (futur) président de la commission des finances de la ville de Grenoble a déclaré qu’il voulait « faire la poche des propriétaires privés ». Voir l’enregistrement du conseil métropolitain à 1:05.