FOCUS – Christophe Vigouroux, gérant de la brasserie Le Palais à Grenoble, a été tué dans un accident de la route dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 août 2026. Depuis, de nombreux hommages viennent saluer la mémoire d’un commerçant qui, depuis plus de trente ans, assurait la gestion d’un établissement phare du centre-ville grenoblois. L’automobiliste sera jugé le 23 octobre 2026 dans le cadre d’une comparution à délai différé.
C’est un commerçant et restaurateur bien connu à Grenoble qui a été tué dans un accident de la route survenu boulevard Jean-Pain, dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 août 2026. Depuis plus de trente ans, Christophe Vigouroux gérait en effet la brasserie Le Palais, anciennement Palais de la bière, établissement phare de la place Victor-Hugo. Une affaire familiale puisqu’il avait repris la gestion du lieu à la suite de son père et l’avait fait évoluer pour le rendre plus moderne.
Les circonstances de l’accident? Un automobiliste roulant à vive allure dans une BMW et ayant grillé un feu rouge a percuté vers 1 h 45 du matin le commerçant qui roulait à moto depuis la
place Paul-Vallier, rapporte la Direction interdépartementale de la Police nationale de l’Isère. L’homme de 58 ans est décédé sur le coup. Le conducteur de 32 ans a quant à lui été interpellé.
Le conducteur avait en effet été repéré par un équipage de police mais l’accident a eu lieu avant même que ce dernier ait le temps d’actionner son gyrophare. Les analyses indiquent par ailleurs que l’automobiliste était au moins sous l’empire de l’alcool.
De nombreux hommages en mémoire du restaurateur
« Christophe était un homme passionné, profondément engagé auprès de ses équipes, de ses clients et de la vie grenobloise. Sa générosité, son énergie et son sourire resteront gravés dans nos mémoires« , assure Le Palais sur les réseaux sociaux. Une publication accompagnée de nombreux commentaires emplis d’émotions. « Nous nous rappellerons toujours de ton sourire enjoué, de ton enthousiasme, de ton énergie et surtout de ta bienveillance« , souligne ainsi parmi d’autres un internaute.
D’autres hommages se sont, depuis, fait entendre sur la toile, y compris du monde politique. « Christophe était un professionnel affable et dévoué, passionné par son métier et sa ville. Nos échanges ont toujours porté sur Grenoble, son attractivité, son développement auxquels il était si attentif. Et avec son établissement, il démontrait que la qualité et même l’excellence pouvait s’installer au cœur de la ville« , déclare ainsi l’ancien maire Alain Carignon.
Enfin, un hommage improvisé s’est tenu devant le site du Palais, où plusieurs motards se sont réunis et ont fait vrombir leurs engins pour saluer la mémoire d’un des leurs. « Christophe aimait la moto. Il aimait la liberté. Il aimait ses amis du club Harley, qui aujourd’hui roulent pour lui, pour sa mémoire, pour ce qu’il représentait. Une route qui s’arrête. Une famille qui pleure. Un club qui se rassemble« , commente Le Palais en partageant la vidéo de ce moment.
L’AUTOMOBILISTE SERA JUGÉ POUR HOMICIDE ROUTIER AGGRAVÉ
Le procureur de la République de Grenoble a apporté les précisions suivantes vendredi 28 août en milieu d’après-midi :
« Les investigations menées par les enquêteurs du service local de police judiciaire de Grenoble ont mis en évidence :
• que cet automobiliste présentait un taux d’alcool dans le sang de 1,14g d’alcool par litre de sang ;
• qu’il roulait sur ce boulevard à une vitesse moyenne de 130km/h, vitesse déterminée par les enquêteurs par analyse du temps mis pour parcourir la distance séparant deux points de videoprotection où le véhicule a été filmé ;
• que le véhicule ne s’arrêtait pas aux feux rouges.Les policiers de la brigade anticriminalité ont aperçu le véhicule alors qu’ils circulaient sur une rue adjacente. Ils se sont engagés aussitôt sur le boulevard Jean-Pain et ont alors constaté que l’automobiliste venait de percuter le motard en ne respectant pas de nouveau un arrêt imposé par un feu rouge.
Le mis en cause a expliqué qu’il roulait vite car il était perturbé que son amie ne réponde pas à ses appels téléphoniques. Il n’a pas d’antécédents judiciaires. Il a été déféré au parquet pour homicide routier aggravé par la conduite en état alcoolique, excès de vitesse de plus de 50km/h et violation délibérée d’obligation de sécurité en ne s’arrêtant pas au feu rouge.
Il sera jugé le 23 octobre dans le cadre d’une comparution à délai différé. Le parquet n’a pas privilégié une comparution immédiate pour respecter le temps du deuil de la famille du défunt. Le parquet a requis son placement en détention provisoire dans l’attente de l’audience. »
Image de une: Christophe Vigouroux. © Le Palais – Facebook












2 réflexions sur « Le gérant de la brasserie Le Palais à Grenoble, Christophe Vigouroux, tué à moto par un chauffard »
J’ ai connu Christophe à l’école primaire et au collège,
C’était une personne joviale dont on ne pouvait pas ignorer la présence, je n’ai pas partagé sa vie d’adulte mais je me souviens d’une anecdote, nous étions à la piscine chorrier berriat avec l’école et je l’ai vu sauté dans le grand bassin.
Il ne savait pas très bien nagé à l’époque et il se noyait,
L’institutrice et le maître nageur ne l’on pas vu et j’ai plongé et l’ai sorti de l’eau.
Pour me remercier « de lui avoir sauvé la vie » il m’avait donné tout un tas de vielles pièces de monnaie !
Nous étions déjà copains et cela nous a rapproché,il était un peu plus jeune que moi.
Je me souviens de la franchise de son rire et de sa personnalité sans filtre.
Je ne connais pas sa famille mais je partage leur tristesse.
Christophe était un véritable ami. Toujours disponible et était un des véritable pilier du festival des alpages de l’ Isère. Assurément il nous manquera énormément…