FLASH INFO – La société organisatrice de sorties en motoneige à l’Alpe-d’Huez et son gérant ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Grenoble à des amendes et à la saisie de plusieurs véhicules le 1er juin 2026. L’association Mountain Wilderness salue une nouvelle victoire en phase avec la loi comme la jurisprudence, mais précise que la société a fait appel de sa condamnation.
Après Chamrousse, c’est au tour de l’Alpe-d’Huez de voir son activité motoneige interdite par la justice. Après le dépôt d’une plainte des associations Mountain Wilderness et France nature environnement en avril 2026, le tribunal judiciaire de Grenoble a prononcé la condamnation de la société organisatrice et de son gérant à des amendes respectives de 1 500 euros et 22 980 euros, dont 10 740 avec sursis. Mais aussi à la confiscation de huit motoneiges sur les vingt-cinq que compte l’entreprise.
« Cette décision s’inscrit dans la droite ligne de la jurisprudence en la matière, à laquelle nos associations ont largement contribué. Malgré tout, l’avocat des motoneigistes a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait appel de cette décision« , indiquent les associations. Tout en se préparant à ces nouvelles échéances judiciaires, ces dernières font par ailleurs connaître leur intention de « continuer de solliciter les services de l’État et les maires des trop nombreux territoires où des randonnées à motoneige sont encore proposées« .
Une jurisprudence claire sur les motoneiges
Mountain Wilderness rappelle que la loi, et plus précisément le code de l’environnement, interdit « l’utilisation à des fins de loisirs d’engins motorisés conçus pour la progression sur neige« , et ceci depuis 35 ans. « Cependant, et malgré une jurisprudence constante et régulièrement étoffée, un certain nombre de stations proposent encore à leur clientèle des randonnées en motoneige, à grand renfort de publicités illégales mettant en scène des engins circulant en pleine nature« , dénonce l’association.

Les associations considèrent que les motoneiges sont préjudiciables à l’environnement de la montage et aux espèces qui y vivent. DR
Cette pratique est préjudiciable à l’environnement, rappellent Mountain Wilderness et France nature environnement. Particulièrement aux espèces de montagne que les nuisances engendrées viennent perturber en plein hiver, où elles sont les plus vulnérables. Exemple? Le tétras lyre, oiseau typique des Alpes qui creuse des refuges dans la neige durant la saison froide. Les dérangements successifs finissent par l’épuiser, voire par menacer sa survie.
L’usage des motoneiges à Chamrousse avait (déjà) donné lieu à un long feuilleton judiciaire, avec une condamnation d’une société en 2022, laquelle contestait pourtant le caractère illicite de son activité. L’affaire était allée jusque devant la cour de cassation. Laquelle, en 2024, avait confirmé la condamnation. « Cette décision présente un intérêt qui dépasse le cas de Chamrousse. En effet, les activités de randonnées en motoneige [sont] une pratique assez répandue dans les stations de montagne« , saluait alors Mountain Wilderness, qui compte bien s’appuyer une nouvelle fois sur la jurisprudence.









Une réflexion sur « Mountain Wilderness et FNE saluent la condamnation de la société organisatrice de sorties en motoneiges à l’Alpe d’Huez »
Bravo à ces associations !
Ça fait du bien de lire des bonnes nouvelles comme celle-ci !