FOCUS – Le tribunal de Marseille a rejeté le recours de Mountain Wilderness contre le projet controversé de troisième tronçon du téléphérique de La Grave. A la suite de cette décision du 11 février 2026, l’association a décidé de faire appel devant la cour administrative de Marseille. Pour elle, le site glaciaire doit « être préservé ».
Mauvaise nouvelle pour les militants en faveur de la protection de l’environnement et de la montagne. Le 11 février 2026, le tribunal administratif de Marseille a rejeté le recours déposé par un collectif d’associations, dont Mountain Wilderness et La Grave Autrement, contre le projet de troisième tronçon du téléphérique de La Grave.
Ce projet, porté par la mairie et la Société d’aménagements touristiques de La Grave (SATG), vise à relier le Dôme de la Lauze en survolant le glacier de la Girose, un site classé au sein du Parc national des Écrins. Le tribunal estime notamment que « le périmètre de l’étude d’impact, la description de l’état initial de l’environnement et l’examen des incidences notables du projet sur cet environnement […] répondent aux exigences du code de l’environnement ».

Projet de 3e tronçon du téléphérique de La Grave pour remplacer le vieux téléski : massif des Arves vu du Glacier de la Girose. © Sophie Eymard – Place Gre’net
Dans un communiqué, l’association indépendante Mountain Wilderness, « qui agit pour défendre et valoriser la spécificité, la beauté et la richesse des espaces montagnards« , dénonce une décision qui, selon elle, ne prend justement pas suffisamment en compte les arguments écologiques et patrimoniaux. Elle a donc décidé de faire appel devant la cour administrative de Marseille, tout en rappelant qu’un autre recours, relatif à la protection des espèces et des habitats, est toujours en cours d’instruction.
Pour Mountain Wilderness, « ce site glaciaire exceptionnel, le seul en France accessible par tous grâce au téléphérique existant, doit être préservé ». L’association estime ainsi que la construction d’une nouvelle infrastructure serait « destructrice de sa valeur inestimable ». Elle propose plutôt de transformer l’arrivée actuelle du téléphérique à 3 200 mètres en un « lieu de contemplation, de découverte de la haute montagne et de sensibilisation aux enjeux de son avenir ».
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 48 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous








