FLASH INFO – La justice a condamné, début juin 2026, un chasseur à une suspension de son permis de chasse durant deux ans et à plusieurs milliers d’euros d’amende, à verser à des associations. Il avait abattu un chat sauvage, espèce protégée, sur le territoire de la commune de Saint-Bueil, dans le Pays voironnais, en novembre 2025.
Le coup de fusil lui aura coûté cher. Dans un jugement rendu à Grenoble début juin 2026, un chasseur a écopé d’une suspension de deux ans de son permis de chasse, d’une confiscation de son fusil et de 6 000 euros d’amende. Les faits reprochés? Le 5 novembre 2025, alors qu’il était invité à chasser sur la commune de Saint-Bueil, dans le Pays voironnais, l’homme avait abattu un felis silvestris, autrement dit un “véritable” chat sauvage.
Après avoir frôlé l’extinction en France durant le siècle dernier, le chat sauvage est en effet une espèce protégée. S’il est aujourd’hui principalement présent dans le Jura et dans les Vosges, le félin est en pleine « reconquête des Alpes« , comme l’indiquait en 2022 l’association WWF.
L’homme a assuré avoir confondu l’animal avec un lynx… également protégé
Pour sa défense, le chasseur a assuré avoir confondu l’animal avec un lynx. Une ligne de défense qui ne lui a sans doute pas attiré la clémence des juges, dans la mesure où le lynx boréal est également une espèce protégée… et même menacée d’extinction. Une femme qui avait tué un lynx en Alsace en 2024 a d’ailleurs été condamnée le 20 mai 2026 à trois mois de prison avec sursis et 30 300 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Un chasseur a été condamné par la justice après avoir abattu un chat sauvage (felis silvestris) en Isère en novembre 2025. © Jean-François Noblet
L’abattage du chat avait été signalé de façon anonyme à l’Office français de la biodiversité (OFB), dont les agents avaient retrouvé le cadavre et déterminé les causes de la mort. À la suite de quoi plusieurs associations avaient déposé plainte. À savoir, France nature environnement (FNE) 38, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Isère, Le Pic vert, mais aussi la Fédération des chasseurs de l’Isère, qui dit « condamner fermement cet acte« .
C’est à ces quatre associations que reviennent les amendes dont devra s’acquitter le chasseur. Celui-ci doit en effet verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune d’entre elles, assortis de 500 euros pour les frais de justice. En revanche, la demande de réparation pour préjudice écologique formulée par la FNE, la LPO et Le Pic vert n’a pas abouti. Les trois associations annoncent, dès lors, avoir décidé de faire appel sur ce point.









