ÉVÉNEMENT – Grenoble devient la capitale française de l’astronomie. Du 22 au 26 juin, la Société française d’astronomie et d’astrophysique y organise sa Semaine de l’astrophysique. Au programme : des annonces scientifiques majeures, des prix prestigieux, une conférence grand public avec un prix Nobel et une exposition poétique pour célébrer le lien entre la Terre et les étoiles.
La Société française d’astronomie et d’astrophysique (SF2A) pose ses valises à Grenoble pour sa semaine de l’astrophysique française, du 22 au 26 juin. Un événement d’envergure qui place la capitale des Alpes au cœur des découvertes spatiales.
Mardi 23 juin à 12 h 30, une conférence d’ouverture se tiendra à l’amphi 9 du bâtiment Pierre Mendès-France, à Saint-Martin-d’Hères. Les participants pourront appréhender les découvertes les plus récentes de la recherche française, comme celle de la supernova la plus éloignée jamais observée, repérée par le satellite Svom, ou encore les dernières pistes concernant l’origine de l’eau dans l’Univers. Sans oublier les défis posés par le Ska1Square Kilometre Array, le futur observatoire radio le plus puissant de la planète.

Sagittarius A et son amas d’étoiles (au centre de l’image). © Observatoire de Paris – LESIA
Svom, lancée le 22 juin 2024, est dédiée à la détection et à l’étude d’évènements très énergétiques, les sursauts gamma, qui trouvent leur origine dans des explosions de supernova ou des fusions d’étoiles compactes. Il s’agit d’une collaboration entre deux agences spatiales nationales, la China National Space Administration (CNSA) et le Centre national d’études spatiales (CNES), avec les contributions du CEA et du CNRS pour la France.
Cérémonie de remise des prix : les talents de l’astrophysique française à l’honneur
Le jeudi 25 juin, le Stade des Alpes accueillera la cérémonie de remise des prix SF2A 2026, un moment clé pour célébrer les talents de la recherche française. Parmi les lauréats, Lina Hadid recevra le prix jeune chercheuse pour ses travaux sur les plasmas spatiaux, tandis que le prix de la meilleure thèse récompensera Jean Kempf pour ses recherches sur la dynamique magnétisée du milieu intra-amas.

Vu de la Lune, le 20 juin 2026. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Le prix Gemini sera quant à lui décerné au réseau Bibliothèque scientifique numérique « Systèmes doubles du sud et du nord », une collaboration internationale entre professionnels et amateurs en astronomie. Enfin, Théo Aplogan recevra le prix Camille Flammarion pour son jeu pédagogique Vies galactiques, déjà adopté par plus de 1 000 joueurs.
Les établissements scolaires primés du concours « Découvrir l’Univers » seront également mis à l’honneur lors de cette soirée. En tout, 45 établissements de l’académie de Grenoble (Isère, Drôme, Ardèche, Savoie, Haute-Savoie) y ont participé et 34 ont mené leur projet à terme. Parmi les lauréats, figurent l’école Gabriel-Péri à Saint-Martin-d’Hères dans la catégorie maternelles et le collège Aimé-Césaire à Grenoble, qui remporte le prix spécial « Vidéo coup de cœur du jury ».
30 ans d’exoplanètes : une conférence exceptionnelle avec un Nobel
Le clou du spectacle ? La conférence grand public du mercredi 24 juin à 19 h au Musée de Grenoble, intitulée « Les mondes lointains : 30 ans d’exoplanètes ». Michel Mayor, prix Nobel de physique 2019 et pionnier de la détection des planètes hors de notre système solaire, dialoguera avec Lucile Mignon, chercheuse grenobloise spécialiste des exoplanètes.

Exoplanète HD95086b et son étoile. © ESO
Ensemble, ils retraceront trois décennies de révolutions astronomiques, depuis la découverte de la première exoplanète en 1995 jusqu’aux défis actuels. Ce autour de vastes questions : la vie existe-t-elle ailleurs ? Pourrons-nous la détecter un jour ? Attention, l’entrée est gratuite, mais la réservation obligatoire.
Une exposition pour relier la Terre au cosmos
Pour prolonger l’émerveillement, l’exposition photographique « Des montagnes au ciel étoilé » investit l’hôtel de Ville de Grenoble du 22 juin au 4 juillet. Une initiative portée par l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble (Osug), qui met en lumière le lien entre nos paysages alpins et l’immensité du ciel.
Les clichés, sélectionnés par des collégiens et lycéens, rappellent en outre que Grenoble a été en 1976 la première ville au monde à alerter sur la pollution lumineuse, avec la volonté de préserver des cieux étoilés. Par la suite, l’exposition migrera vers Cosmocité (Le Pont-de-Claix) et le Musée de l’Osug jusqu’en novembre.










Une réflexion sur « Grenoble accueille la semaine de l’astrophysique française 2026 avec conférences et expositions »
Bravo pour votre description et présentation de cet ‘événement