EN BREF – À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, la Ville de Grenoble a inauguré, lundi 22 juin 2026, un panneau signalant officiellement son statut de ville ambassadrice. La municipalité affiche ainsi son engagement pour cette cause vitale, afin de briser le silence, tout comme la communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère.
Et si une simple discussion pouvait sauver une vie ? C’est ce que pense la municipalité grenobloise. Sa réponse a pris forme avec l’inauguration, lundi 22 juin 2026, d’un panneau symbolique officialisant le statut de Grenoble comme ville ambassadrice du don d’organes et de tissus. Cette labellisation de la capitale des Alpes, obtenue en 2026, concrétise l’engagement de la municipalité en faveur de la sensibilisation à cette cause vitale.
Chaque jour, deux à trois personnes décèdent, faute d’une greffe d’organe
Pour Amandine Germain, adjointe à la Santé, à l’Alimentation et à la Restauration collective à la Ville de Grenoble, « ce panneau n’est pas qu’un symbole : il invite les personnes qui passent devant à discuter du don d’organes. C’est un rappel quotidien que chaque discussion sur le don d’organes peut sauver des vies ». L’élue rappelle en effet que, chaque jour, deux à trois personnes décèdent faute d’une greffe d’organe.

Laurence Ruffin, maire de Grenoble, accompagnée d’Amandine Germain, adjointe à la Santé, à l’Alimentation et à la Restauration collective, de Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble Alpes, du Dr Arnaud Grégoire, médecin de l’Agence de biomédecine, et d’Alim Latrèche, député, ont inauguré le panneau « Ville ambassadrice du don d’organe », lors de la Journée nationale de réflexion autour du don d’organes, lundi 22 juin 2026. © Sylvain Frappat – Ville de Grenoble
En France, près de 23 300 personnes sont toujours en attente d’une greffe, et 1 000 décès par an sont encore liés à l’absence de donneurs compatibles (Agence de la biomédecine). Si 80 % des Français se déclarent favorables au don, seulement 47 % en ont en réalité parlé à leurs proches – un décalage qui explique en partie le taux de refus de 36 % enregistré en 2024.
Pour rappel, toute personne peut s’opposer au don de ses organes en s’inscrivant sur le Registre national des refus. À l’inverse, un accord doit être signalé à ses proches, seuls habilités à témoigner de la volonté du défunt en l’absence d’inscription officielle.
Sensibiliser les jeunes pour changer les mentalités
« À Grenoble, nous voulons briser les tabous et encourager les échanges en famille. Nous intervenons aussi dans des établissements scolaires car les jeunes parlent souvent bien plus ouvertement du sujet que les adultes », précise l’élue, qui espère ainsi favoriser les discussions.
Amandine Germain souligne également l’importance de la mobilisation collective : « Nous souhaitons communiquer autour du grand public, bien entendu, mais nous portons une attention particulière aux agents de la Ville et du CCAS, ce qui représente 4 000 personnes environ, car nous souhaitons incarner sur Grenoble la solidarité dans toutes ses dimensions. »

En mars 2026, la communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère devenait la première intercommunalité ambassadrice du don d’organes en Auvergne-Rhône-Alpes. © Saint-Marcellin Vercors Isère
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale. La communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère, labellisée en mars 2026, a également signé officiellement sa charte d’engagement lundi 22 juin 2026, renforçant ainsi l’élan en faveur du don d’organes dans l’Isère.








Une réflexion sur « Grenoble officialise son engagement en faveur du don d’organes avec l’inauguration d’un panneau symbolique »
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