CHRONIQUE – Place Gre’net s’associe à la radio RCF Isère chaque lundi midi dans la chronique L’Écho des médias. Notre objectif? Revenir sur une actualité, décrypter une information… ou révéler les coulisses du traitement d’une nouvelle. Pour cette chronique n°147 du lundi 22 juin 2026, retour sur les fortes chaleurs qui touchent de plus en plus l’agglomération grenobloise.
« Aujourd’hui, nous allons parler… de la chaleur. Désolé de remettre le sujet sur le tapis. Il est vrai que l’on ne parle que de ça en ce moment. Ce n’est pas la première période de fortes chaleurs depuis le début du siècle et ce n’est probablement pas la dernière. Mais le fait est que nous traversons une période de canicule intense, voire exceptionnelle.
Les habitants des zones urbaines sont particulièrement exposés au phénomène. Et Grenoble ne fait pas exception. Même s’il est vrai que les températures annoncées n’atteignent pas les sommets promis à d’autres villes. Pour avoir échangé avec un Bordelais, nous pouvons dire qu’il nous envie.
Une chaleur qui n’est pas nouvelle à Grenoble
Les Grenoblois doivent toutefois composer avec des températures annoncées de 38 °C à l’ombre pour, au moins, trois jours de suite. Et des températures nocturnes qui ne descendraient pas en dessous de 22 °C. Le tout avec un environnement minéral qui contribue à garder la chaleur. Autant dire qu’aérer son appartement la nuit n’apporte au petit matin qu’une fraîcheur extrêmement relative.
Cette chaleur, Grenoble ne la découvre pas. La question fait même débat depuis plusieurs années. D’autant qu’une étude de 2021 réalisée par le CNRS et Météo France a révélé que la capitale des Alpes faisait figure de très mauvaise élève en matière d’îlots de chaleur, 80 % de ses habitants étant exposés à des îlots de forte intensité.
Le sujet s’était invité dans le débat politique en 2022, avec une interpellation de l’opposant Alain Carignon, qui n’a eu de cesse de dénoncer la « densification » de la ville, responsable selon lui de l’augmentation des températures.
La Ville affiche ses actions contre les fortes chaleurs
Face à cela, la municipalité a affiché ses actions. En 2019, la précédente majorité avait adopté un plan fortes chaleurs et canicule, remis à jour en 2023. Celui-ci inclut des veilles sociales en direction des personnes âgées, de la petite enfance et des plus précaires. Et implique de favoriser l’accès aux points fraîcheur de la Ville, c’est-à-dire aux parcs, points d’eau et lieux climatisés, comme le Musée de Grenoble dont, rappelons-le, l’entrée est gratuite.
En parallèle, la Ville n’a de cesse de vanter ses plantations d’arbres, en insistant moins toutefois sur ceux qu’elles coupent, soit parce qu’ils sont malades, soit parce qu’ils gênent la bonne marche des travaux. L’argument qui revient souvent est de préparer la ville de demain, en plantant des arbres qui, dans vingt ou trente ans, offriront tout leur potentiel d’ombrage et de fraîcheur.
Et puis, rappelons deux propositions de la nouvelle maire de Grenoble Laurence Ruffin. À savoir un système d’ombrage dans certaines rues de Grenoble pour en diminuer la température et favoriser la fréquentation des commerces par temps de canicule. Et, évidemment, rendre l’Isère baignable pour apporter un point de fraîcheur supplémentaire à qui voudrait faire trempette. Deux projets qui doivent être expérimentés cet été… avant de peut-être s’inscrire dans la durée. »
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2 réflexions sur « Chronique Place Gre’net – RCF : Les fortes chaleurs à Grenoble, un sujet très politique »
La création des ilots de chaleur est liée à la politique de densification de l’habitat qui vise à concentrer la population en agglomération à proximité des transports en commun pour limiter l’étalement urbain et l’usage de la voiture individuelle. Ce ne sont pas quelques jardinières qui peuvent compenser les tonnes de béton des quartiers et leur inertie thermique rendant impossible le refroidissement nocturne.
Quand vous évoquez les arbres coupés parce qu’ils sont malades ou parce qu’ils entravent la bonne marche des travaux, on ne peut s’empêcher de penser à ce qui s’est passé rue Aymon de Chissé avec l’abattage de 50 % de l’alignement remarquable des peupliers d’Italie, et l’élagage sévère des 50 % restants. La réalisation paysagère est assez bien réussie mais cette voie qui était agréablement ombragée est devenue un véritable four.
Et que font Piolle-Ruffin ? 😡
Lui a fermé deux piscines tandis que sa « nouvelle incarnation » (dixit les verts) et « meilleure de la famille » (dixit François Ruffin) jette de la poudre aux yeux.
Son petit « grand splash », en fait ça sera le 29 août parce qu’avant l’eau est froide et il y a trop de courant.
https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2026/05/20/isere-grenoble-on-connait-la-date-de-la-premiere-baignade-dans-l-isere