FOCUS – La journée nationale de mobilisation des assistants d’éducation (AED) des collèges et lycées a donné lieu à un modeste rassemblement devant le rectorat de Grenoble, mardi 2 juin 2026. Les syndicats dénoncent des conditions de travail difficiles, des salaires jugés trop faibles et la précarité des contrats.
Seule une petite quinzaine de personnes se sont retrouvées devant le rectorat de Grenoble alors que les assistants d’éducation (AED) des collèges et lycées étaient appelés à la grève et à la manifestation dans le cadre d’un mouvement national le mardi 2 juin 2026. Parmi elles, en majorité, des enseignants syndicalistes venus soutenir le mouvement.

L’orage a conduit la poignée de manifestants à se réfugier sous l’entrée du rectorat de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Pourtant, affirme le secrétaire général Snes-FSU de l’académie de Grenoble François Lecointre, environ 75 % des AED auraient observé le mouvement de grève (cf. encadré). Reste à savoir si l’orage a découragé les bonnes volontés, si les AED n’ont pas toujours les moyens de se déplacer jusqu’à Grenoble… ou si les conditions mêmes de l’emploi de ces professionnels font qu’il est difficile de les mobiliser.
Contrats précaires et rémunération en-dessous du Smic
Avec les AESH, dont les mobilisations sont plus fréquentes, les AED font figure de parents pauvres de l’Éducation nationale, décrit François Lecointre. « Ils sont pendant six ans recrutés en CDD, payés en-dessous du Smic avec une indemnité compensatoire. Quelques-uns peuvent accéder à un CDI, mais sans perspective d’évolution de carrière derrière. Et toutes les discussions qui ont eu lieu pour des augmentations de salaire pour ces collègues-là ont été ajournées, faute de moyens », explique le syndicaliste.
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