FLASH INFO – L’un des patients du fameux « docteur V », chirurgien orthopédiste grenoblois suspendu et mis en cause dans 44 dossiers, a obtenu une indemnisation auprès du tribunal judiciaire de Grenoble. Celui-ci a en effet estimé que plusieurs fautes apparaissaient dans le processus médical de prise en charge et a condamné l’assureur du chirurgien en question. De quoi faire monter au créneau son avocat, qui n’a pas manqué de faire valoir dans la presse sa version des faits.
Nouvel épisode dans l’affaire du « docteur V« , ou Hervé Vouaillat, chirurgien orthopédiste grenoblois mis en examen pour homicides et blessures involontaires. Alors que le praticien, aujourd’hui suspendu, est mis en cause dans 44 dossiers (mais demeure présumé innocent), le tribunal judiciaire de Grenoble a condamné le jeudi 23 avril 2026 son assureur, Relyens Mutual Insurance, à indemniser l’un de ses patients, comme le rapporte Le Dauphiné libéré.
Le patient en question avait subi une opération sur les vertèbres cervicales en 2014, à la suite de douleurs aux bras. Ces dernières n’ayant non seulement pas disparu mais s’étant amplifiées, une deuxième opération a été pratiquée en 2017, de nouveau sans succès. Puis le patient a encore été opéré une troisième fois par un autre praticien, sans toutefois pouvoir retrouver sa mobilité cervicale. Il a finalement dû quitter son activité professionnelle, en raison de douleurs continues.
Une « faute dans l’indication opératoire »
Comme l’indique le quotidien régional, la justice a rendu sa décision en s’appuyant sur des expertises médicales selon lesquelles le praticien aurait insuffisamment informé son patient des conséquences possibles de l’intervention chirurgicale, ou même de sa nature. Mais aussi en considérant qu’il y avait eu « faute dans l’indication opératoire« . Autrement dit, que d’autres pistes médicales n’auraient pas été explorées avant d’avoir recours à l’opération.

L’avocat du chirurgien grenoblois est monté au créneau pour faire valoir que la condamnation concernait l’assureur de son client, et non son client lui-même. DR
Dans un droit de réponse également publié par Le Dauphiné libéré, la défense du docteur Vouaillat insiste sur le fait que son client n’a pas été condamné à titre personnel, mais que c’est bien son assureur qui est concerné par la décision de justice. Et que le jugement « ne décrit pas une situation médicale exempte de toute discussion » mais se base sur une seconde expertise, la première considérant que le premier acte opératoire « était conforme aux règles de l’art« .
La défense du praticien souligne encore que le patient présentait une baisse de ses revenus avant même l’intervention chirurgicale et que « la persistance des douleurs et de l’invalidité a été imputée à hauteur de 10 % à l’arthrodèse et de 90 % à une spondylarthrite ankylosante« . Enfin, l’avocat du « docteur V » considère que la décision du tribunal judiciaire fera certainement l’objet d’un appel et qu’elle ne peut, dès lors, pas être considérée comme définitive. Mais quelle importance, après tout… puisque celle-ci ne concerne pas son client?












2 réflexions sur « Un patient du docteur V, chirurgien orthopédiste grenoblois suspendu, obtient une indemnisation devant la justice »
On ne comprend plus très bien cette affaire. Comme l’avocat est spécialisé dans le droit des victimes et les préjudices, qui est la victime ? Le patient ? Le chirurgien ? L’assurance ?
https://www.victimesetprejudices.fr/
La victime indemnisée est l’ancien patient du chirurgien, et elle est défendue par Hervé Gerbi.