FOCUS – Environ 200 personnes se sont rassemblées, mardi 12 mai 2026 en début d’après-midi, devant les locaux de la présidence de l’Université Grenoble-Alpes (UGA), à l’appel de plusieurs organisations syndicales et politiques. Ceci dans le cadre d’un mouvement national pour dénoncer le « décret Baptiste« , du nom du ministre de l’Enseignement supérieur, lequel vise à instaurer une hausse massive des droits d’inscription des étudiants étrangers hors Union européenne.
« La hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers n’est pas une simple mesure budgétaire. C’est une violence sociale. C’est un tri assumé, une sélection par l’argent, par l’origine, par le passeport« . Ainsi s’est exprimé, mardi 12 mai 2026 devant le bâtiment de la présidence de l’Université Grenoble-Alpes, Emmanuel Omonlogo, représentant des étudiants étrangers extracommunautaires, dans le cadre d’un mouvement national organisé contre le « décret Baptiste« .

Emmanuel Omonlogo, représentant des étudiants étrangers extracommunautaires, a prononcé un discours pour le moins percutant sur la campus de l’Université Grenoble-Alpes. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Le décret en question, du nom du ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, vise à augmenter fortement les droits d’inscription pour les étrangers hors Union européenne venant étudier en France. Une inscription en licence ou en master, actuellement comprise entre 200 et 300 euros, pourrait ainsi à terme dépasser les 3 000 euros, a expliqué Samira Saïdoune, co-secrétaire général de la CGT Université de Grenoble et enseignante en français langue étrangère.
Au plus fort du rassemblement sur le campus de Grenoble, mardi en début d’après-midi, environ 200 personnes sont venues dire leur opposition à cette réforme, tant à l’appel d’organisations syndicales (ou politiques) étudiantes que de représentants du personnel de l’UGA.
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Une réflexion sur « Grenoble : 200 personnes ont protesté contre la hausse des droits d’inscription des étudiants étrangers »
On paye leurs études, ils devraient dire merci la France. Ceux qui ne sont pas reconnaissants peuvent partir, on ne les retient pas.