FLASH INFO – Le syndicat UEG (Union étudiante de Grenoble) et le collectif Génération précarité tirent la sonnette d’alarme face à la précarité étudiante. Dans un communiqué en date du lundi 7 octobre 2024, ils dénoncent en effet le « nombre croissant d’étudiants précaires », à tel point « qu’il devient quasiment impossible de venir en aide tout le monde ».
Le syndicat et le collectif se basent sur une distribution de produits de première nécessité organisée par Génération précarité à la résidence Berlioz sur le campus de Grenoble, samedi 5 octobre. Celle-ci aurait attiré plus de 500 étudiants. « Ces chiffres impressionnants sont devenus notre quotidien depuis le début de l’année. En quatre distributions, c’est plus de huit tonnes de denrée qui ont été distribuées », soulignent-ils. Plus de quinze bénévoles et plus de deux camions sont désormais nécessaires pour assurer les distributions.
« La précarité étudiante est peu à peu en train de devenir incontrôlable pour les organisations de distribution alimentaire », préviennent les deux partenaires. Qui font savoir que la Banque alimentaire de l’Isère a recensé 10 000 étudiants en situation de précarité sur le territoire de la métropole de Grenoble. « Seule une faible partie reçoit des aides, toujours insuffisantes. Les mailles du filet restent trop larges et tendent à s’élargir », jugent-ils.

Distribution alimentaire de l’UEG et de Génération précarité sur le campus de Grenoble (ici en 2023). © Martin de Kerimel – Place Gre’net
« Les distributions alimentaires qui se multiplient dans les universités témoignent de l’urgence de la situation. Il est évident que la dépendance à ces aides ne permet pas aux étudiant-es de mener des études émancipatrices et sereines, comme cela devrait être le cas », déplorent l’UEG et Génération précarité. « Génération précarité continuera semaine après semaine d’assurer ses distributions », ajoute le collectif, qui dit avoir conscience de proposer une solution « court-termiste ».
C’est pourquoi le communiqué porte (aussi) un message politique, en appelant à la mise en place d’un revenu d’autonomie, « seule garantie pour l’accès à toustes aux études ». La revalorisation urgente des bourses, le retour du repas à un euro pour tous les étudiants, ou la construction « massive et rapide » de logements étudiants pour éviter le recours au marché privé figurent également au rang des revendications. S’y ajoute, enfin, « une résolution rapide des dysfonctionnements préfectoraux », en référence à la question des titres de séjour des étudiants étrangers.



Une réflexion sur « Étudiants précaires : l’Union étudiante de Grenoble et Génération précarité tirent la sonnette d’alarme »
Les politiques locaux et nationaux cumulards se soucient ils des étudiants et de la pauvreté tout court ? 🤔