FOCUS – Un mouvement social touche la MC2 Grenoble, causant des annulations de spectacles. En toile de fond? La volonté de la direction de réviser le fonctionnement de son comité social et économique (CSE). Pour les représentants du personnels, la manœuvre revient à vouloir « brider » le CSE, au moment où un plan d’économies, vécu comme un « plan social« , nécessite une surveillance accrue. Le tout dans un contexte de « totale perte de confiance envers la direction, et surtout envers le directeur« .
« Choisir ce moment-là pour dénoncer tout le périmètre du CSE [comité social et économique, ndlr] et ses moyens d’action, on trouve que c’est juste en total décalage« . Ainsi s’exprime Ivan Bausano, représentant du personnel à la MC2 Grenoble, alors qu’un mouvement de grève touche la Maison de la culture depuis le mardi 24 mars 2026.
En cause: la volonté de la direction de dénoncer les usages entourant le fonctionnement de son comité social et économique, au moment où l’établissement connaît de grandes difficultés financières.

La MC2 Grenoble est frappée par un mouvement de grève depuis le 24 mars 2026, la direction voulant dénoncer le fonctionnement actuel de son CSE. © Synptac CGT – Facebook
Le CSE de la MC2, instance représentative des salariés, pourrait ainsi voir le nombre de ses élus passer de douze (titulaires et suppléants) à six, avec une restriction de l’accès aux formations aux seuls élus du personnel titulaires et une diminution des moyens financiers alloués par la direction.
Pour Ivan Bausano, une telle révision à la baisse nuirait à la représentativité des différents services au sein du CSE, comme à sa capacité à défendre efficacement les salariés. « On a besoin de tout le monde!« , résume-t-il.
Grève à la MC2 : un CSE « bridé » sur fond de « plan social »?
L’amertume est d’autant plus forte qu’un déficit d’environ 1,3 million d’euros a été annoncé lors du dernier conseil d’administration de la MC2, accompagné d’un plan d’économies qui concerne autant la fin de saison 2025-2026 que la suivante.
Soit, aux yeux des organisations syndicales, le pire moment pour « brider » la capacité de contrôle et d’action du CSE. « Il faut que les élus conservent leurs moyens pour pouvoir interroger la direction sur ses intentions et le chemin qu’elle prend, mais aussi sur les craintes financières et sociales« , proteste Ivan Bausano.
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