FLASH INFO – La sortie de crise semble bel et bien actée au sein la maison de la culture grenoboise. Après un mouvement de grève lancé le 7 novembre 2023 sous forme de faux-départ, puis repris le 17 novembre, un accord semble en effet avoir été trouvé entre la direction de la MC2 et les salariés. Celui-ci devrait, sauf coup de théâtre, être signé avant le vendredi 1er décembre.
Le mouvement de grève s’était développé sur la base d’un dialogue jugé très difficile entre l’équipe de direction de la MC2 et les représentants de salariés, ceci depuis la prise de fonction du nouveau directeur Arnaud Meunier, en mars 2021. Les personnels dénoncent des conditions de travail dégradées, des licenciements à répétition et des non-remplacements de postes rendant l’accomplissement de certaines tâches extrêmement complexes pour les salariés encore en place, confrontés à une forte surcharge de travail.
Alors qu’un accord est sur le point d’être signé, un membre des représentants du personnel indique à Place Gre’net que satisfaction a été obtenue sur (presque) tous les points de revendication… à l’exception de la question des licenciements.
La grève a par ailleurs perturbé la bonne tenue des spectacles programmés à la MC2, tandis que les salariés grévistes ne manquaient pas de se faire entendre en déployant des banderoles devant l’établissement culturel, voire même à l’intérieur.

Pour mieux faire entendre leur voix, les salariés grévistes de la MC2 ont déployé des banderoles à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment. DR
L’accord trouvé sera-t-il durable? Le ressentiment semble en effet profond chez certains salariés, dont les deux tiers avaient dénoncé un « management autoritaire et infantilisant » dans une lettre ouverte publiée en juin 2023. « La situation […] a passé un cap critique et la vie d’entreprise a atteint un niveau alarmant quant au mal-être physique et mental subi par les équipes au sein de notre théâtre« , alertait notamment le courrier.
La lettre ouverte avait notamment été adressée à la présidence de la MC2, assurée par l’élue métropolitaine (et échirolloise) Laëtitia Rabih. En retour, celle-ci aurait assuré le directeur de son soutien, malgré plusieurs interpellations émanant de salariés.
Si le conseil d’administration a entendu les grévistes, difficile de savoir son influence auprès de la direction. Dès son arrivée, Arnaud Meunier s’était en effet montré prompt à faire taire de potentielles voix discordantes et à s’en prendre au messager… en l’occurrence Place Gre’net.









